4 raisons de se lancer dans la culture de cornichons

Publié le 10 septembre 2017 à 10:00 Aujourd'hui | 784 vues

Nature ou glissé dans un délicieux sandwich au pâté, le cornichon est l’un des condiments les plus appréciés. Voici 4 raisons de faire pousser chez soi ces petits concombres.

Raison n°1 : les cornichons achetés en supermarché sont rarement français

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la plupart des cornichons que l’on achète dans le commerce ne sont pas produits en France. Ils viennent principalement de l’étranger. C’est sur le continent asiatique, et notamment en Inde, que les industriels se fournissent en cornichons, bien moins chers et produits en quantité hallucinante. Bref, ceux que vous achetez dans une grande surface ont de grandes chances d’avoir voyagé des milliers de kilomètres pour atterrir dans votre assiette ou votre sandwich. L’impact carbone en prend un coup ! Heureusement, il existe encore des cornichons français. Certains producteurs font de la résistance et produisent des condiments bien de chez nous ! Toutefois, question prix, il faut mettre la main au portefeuille (environ 9 euros pour un bocal). L’idéal est donc de faire ses propres cornichons. Et made in France s’il vous plaît !

Raison n°2 : on peut en faire pousser partout

Certains légumes et plantes demandent un peu d’espace pour pousser. Ce qui est d’ailleurs le cas pour certaines variétés de la famille des Cucurbitacées. Pas simple de cultiver des potirons ou des potimarrons sur un petit balcon. Le cornichon, lui, satisfait aussi bien les citadins que celles et ceux habitant à la campagne. Que vous ayez un petit balcon, une terrasse ou un grand jardin, il s’adapte à toutes les surfaces. L’idéal sera de faire vos plants en hauteur en les faisant grimper sur un grillage par exemple. Cette plante aux tiges rampantes, munies de vrilles s’accrochera au support. Les fruits auront une meilleure exposition à la lumière.

Raison n°3 : une espèce 2 en 1

Concombre ou cornichon ? Nul besoin de choisir. Ils sont de la même espèce. Les cornichons sont des concombres que l’on a cueillis avant qu’ils soient arrivés à maturité. C’est en effet le stade de développement qui fait l’un ou l’autre. Toutefois, certaines variétés ont été sélectionnées pour produire des concombres et d’autres des cornichons. Pour ces derniers, vous pouvez alors parier sur le cornichon « Vert Petit de Paris », le cornichon « Fin de Meaux » ou encore l’ « Amélioré de Bourbonne », le cornichon « Délicatesse » et le « Colet F1 ». À vous de voir ! Si vous oubliez de cueillir les cornichons au bon moment, vous récolterez alors des concombres un peu amères mais délicieux.

Raison n°4 : une culture simple

Nul besoin d’être un ingénieur horticole pour cultiver des cornichons. Sachez que le cornichon est une plante d’été. On le cultive lorsqu’il fait chaud. Toutefois, les semis peuvent s’effectuer dès le mois d’avril en godets et par poquet de 3 à 4 graines, enrichis de compost. Veillez cependant à maintenir une température proche de 20° pour que les graines germent. Le semis en pleine terre (toujours en poquet) et la plantation de plants en godets se feront eux qu’au printemps, une fois les risques de gelées écartés. Les plants sont très sensibles et sont détruits à la moindre chute des températures. Séparez les plants ou les semis tous les 50-60 centimètres sur des lignes espacées de 1,20 mètre. Si vos plants sont isolés, espacez-les d’1 mètre en tous sens des autres légumes. La terre doit être riche et humifère. Exposition : ensoleillée. Évitez de placer vos cultures à côté de la pomme de terre et de la tomate. Toutefois, le chou, l’oignon, le céleri, la laitue et le radis seront leurs meilleurs amis.

N’oubliez pas d’arroser régulièrement mais sans excès. Ne mouillez pas les feuilles car cela favorisera l’apparition de l’oïdium, une maladie cryptogamique contagieuse provoquée par l’apparition de champignons microscopiques. Si par malheur votre plante a été touchée, vous pouvez retrouver des conseils pour lutter contre ces vilains parasites, ici. Pour garder l’humidité, il est conseillé d’utiliser un paillis. Outre l’oïdium, vous devrez faire attention aux limaces et pucerons noirs. La limace est une grande dévoreuse des jeunes plants et les pucerons noirs s’attaquent aux tiges et aux feuilles.

À mesure que la tige croît, attachez-la autour du grillage type filet que vous aurez disposé autour ou à côté. Quant à la taille, cette étape n’est pas obligatoire mais elle permettra d’obtenir de plus beaux fruits et plus rapidement. Pour cela, il faudra couper la tige principale au-dessus de la deuxième feuille. Deux nouvelles tiges se formeront alors. Lorsque ces dernières auront cinq feuilles, vous devrez couper au-dessus de la quatrième feuille. Vous pouvez vous passer du taillage mais le binage et le sarclage (enlever les mauvaises herbes) sont eux primordiaux.

Au bout de 3 à 4 mois, vous pourrez récolter vos cornichons, selon la taille et donc le goût désiré. Les plus petits sont les plus goûtus. La récolte s’effectuera généralement d’août à octobre et régulièrement, soit presque tous les jours. Ne reste plus qu’à les conserver en bocaux. Il suffit de faire dégorger les cornichons dans du gros sel pendant quelques heures. Rincez-les ensuite à l’eau froide pour éliminer le sel. Une fois les cornichons égouttés, mettez-les dans un bocal avec du vinaigre, des oignons grelots, de l’ail et des herbes aromatiques. Patientez un mois avant de les déguster.

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Marine VAUTRIN

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