93% des bouteilles d’eau contiennent des microplastiques

Publié le 15 mars 2018 à 11:30 Aujourd'hui | 520 vues

Une étude publiée mercredi 14 mars 2018 révèle que plus de 90% des bouteilles d’eau en plastique vendues dans le monde seraient contaminées par des microplastiques. Pour l’heure, les risques pour la santé ne sont pas encore connus. Parmi les marques analysées, Aqua, Evian, Nestle Pure Life ou encore San Pellegrino. 

Environ 65% de notre corps est composé d’eau. Cet élément est vital pour les êtres humains. Il permet le bon fonctionnement du cerveau, des poumons, du coeur, de l’estomac, de l’intestin, ou encore des muscles, pour ne citer que ces organes. La teneur en eau de ces derniers est supérieure à 75%. Outre ces aspects, l’eau permet aussi d’éliminer les toxines du corps, de combler une sensation de faim ou encore de réguler la température du corps. La sensation de soif est également un indicateur permettant de savoir quand le corps est en état de déshydratation. Il est ainsi conseillé de boire au minimum 1,5 litre d’eau par jour en moyenne. En grande majorité, l’eau que nous consommons provient de bouteilles en plastique. Cependant attention. 93% d’entre elles seraient contaminées par des microplastiques. Les dangers pour la santé sont à ce jour méconnus. C’est ce que révèle une étude de la plateforme médiatique Orb Media (en anglais), dont le résumé a été publié le mercredi 14 mars dernier sur leur site Internet.

Pour arriver à de telles conclusions, des chercheurs ont analysé l’eau de 259 bouteilles de 11 marques dont Aqua (Danone), Aquafina (PepsiCo), Bisleri (Bisleri International), Dasani (Coca-Cola), Epura (PepsiCo), Evian (Danone), Gerolsteiner (Gerolsteiner Brunnen), Minalba (Grupo Edson Queiroz), Nestlé Pure Life (Nestlé), San Pellegrino (Nestlé) et Wahaha (Hangzhou Wahaha Group). Les bouteilles provenaient de neuf pays différents qui sont : les États-Unis, la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, le Liban, le Kenya et la Thaïlande. Ils ont ensuite utilisé le colorant rouge “Nile red” afin de mettre en évidence les différentes particules potentiellement présentes dans l’eau. Ce dernier colle aux morceaux de plastique et les rend ainsi plus facilement identifiables.

Résultat : dans chaque litre d’eau, 10,4 particules d’environ 0,10 millimètre (100 microns) ont été retrouvées en moyenne. Selon l’étude, il s’agit principalement de polypropylène, de nylon et de polytéréphtalate d’éthylène (PET). Pire encore, les tests ont révélé que de nombreuses particules de taille encore plus petite, susceptibles d’être du plastique, seraient également présentes dans ces bouteilles. Cela représente une moyenne de 314,6 particules par litre. Au total, sur les 259 bouteilles analysées, seulement 17 étaient exemptes de tout plastique. Pour prouver leur bonne volonté et montrer qu’il n’y a pas eu de contamination, les chercheurs ont filmé les achats effectués en magasins.

Des microplastiques dans les bouteilles en verre et l’eau du robinet

“Je pense que cela vient du processus d’embouteillage. Je pense que la plupart du plastique vient de la bouteille elle-même, de son bouchon, du processus industriel d’embouteillage”, explique Sherri Mason, professeure à l’université de l’État de New York à Fredonia, à l’AFP. Par ailleurs, l’étude précise que des microplastiques ont également été retrouvés dans des bouteilles en verre. Une précédente étude d’Orb Media montrait que ces même particules étaient également présentes, en plus petites quantités, dans l’eau du robinet.

La professeure explique que cette étude n’a pas pour but de pointer du doigt telle ou telle marque. Il s’agit uniquement de montrer que “le plastique est devenu un matériau omniprésent dans notre société”. Contactées par des journalistes, “deux grandes marques ont confirmé que leurs produits contenaient des microplastiques, mais ils ont déclaré que l’étude d’Orb Media surestime considérablement le montant”, rapporte la plateforme médiatique sans citer de nom. À la BBC (en anglais), les entreprises dont les marques ont été testées ont déclaré que “leurs usines d’embouteillage étaient exploitées selon les normes les plus strictes”.

Marie Bascoulergue

  1. Oui et alors çà va pas faire baisser le coût du pétrole et du reste je m’en fous.

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