Antarctique : un gigantesque iceberg s’est détaché

Publié le 12 juillet 2017 à 17:30 Aujourd'hui | 389 vues

Un iceberg mesurant 55 fois la taille de Paris et pesant 1 000 milliards de tonnes s’est détaché de l’Antarctique ce mercredi 12 juillet, fragilisant un peu plus la barrière de Larsen. Une situation qui inquiète les scientifiques.

Au début de l’année, les scientifiques s’inquiétaient de la situation en Antarctique et ils avaient bien raison. La partie de la barrière de glace nommée Larsen C vient de se détacher ce mercredi 12 juillet du continent. L’iceberg mesure environ 5 800 km², fait 350 mètres de hauteur et pèse 1 000 milliards de tonnes. Il se trouve être l’un des plus grands jamais observés par l’homme. Larsen C était fissuré depuis 2011 par une énorme crevasse. Celle-ci s’est allongée de manière spectaculaire, plus de 200 km de longueur, gagnant jusqu’à 18 km durant le mois de décembre seulement. Début juillet, l’iceberg était relié au continent Antarctique sur seulement 5 km.

Que va devenir l’iceberg ?

L’iceberg qui sera probablement baptisé “A68” n’aura aucun impact sur le niveau des océans rassurent les scientifiques. Celui-ci flottait déjà sur les eaux. Mais ce gigantesque bloc de glace faisait partie d’une barrière, qui à l’ouest de l’Antarctique, retient les glaciers capables, eux, de faire monter les eaux du globe de 10 cm. Et privé de cet énorme pan de glace, la barrière de Larsen se retrouve fragilisée.

“Nous avions anticipé cet événement depuis des mois et avons été surpris du temps qu’il aura fallu à la fracture pour briser les derniers kilomètres de glace qui restaient”, explique le professeur Adrian Luckman, responsable du projet britannique MIDAS de surveillance de la plateforme Larsen C. “Il est difficile de prédire ce qu’il va devenir. Il pourrait rester d’un seul tenant, mais il y a plus de chances pour qu’il se fragmente en plusieurs morceaux. Une partie de la glace pourrait rester dans cette zone pendant des décennies tandis que des bouts pourraient dériver vers le nord dans des eaux plus chaudes”, poursuit le scientifique.

La barrière Larsen sous haute surveillance

Que va devenir le reste de la plateforme Larsen ? C’est la grande question que tout le monde se pose. Pour le moment, celle-ci est encore rattachée au continent Antarctique. “À ce stade, il n’y a pas de raisons de penser que cet événement accélérera les taux de vêlage d’icebergs de Larsen C. Le vêlage d’icebergs, même de cette taille, est un processus normal en marge de plateforme glaciaire”, explique à l’AFP Noël Gourmelen, glaciologue spécialisé dans l’observation de la Terre à l’université d’Édimbourg.

Un optimisme qui est loin d’être partagé par tous les spécialistes. “Bien qu’il s’agisse d’un événement naturel et que nous ne puissions pas établir de lien direct avec le changement climatique provoqué par l’homme, cet événement met la plateforme dans une position très vulnérable. Le front du glacier n’avait jamais autant reculé dans l’histoire des relevés. Nous allons regarder très attentivement pour voir si le reste de la plateforme ne devient pas instable à son tour”, s’inquiète Martin O’Leary, glaciologue à l’université de Swansea et membre du projet MIDAS.

 

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Alice Glaz

  1. Certains pensent que le réchauffement de la planète n’as aucune incidence !!!

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