Bientôt une île flottante autonome et 100% écolo en Polynésie française

Publié le 13 janvier 2018 à 10:00 Aujourd'hui | 1000 vues

Afin d’apporter une réponse au phénomène de montée des eaux en Polynésie française, l’Institut Seasteading envisage de construire des “plateformes flottantes écologiques” avec sa société Blue Frontiers. Cette île vise également à respecter la faune et la flore de la région. 

La Polynésie française fait partie des endroits les plus menacés par la montée des eaux. D’ailleurs, d’ici à 2100, près d’un tiers des îles polynésiennes pourraient être submergées. C’est pourquoi, il est temps d’agir. La société Blue Frontiers, fondée par l’équipe directrice de l’Institut Seasteading, l’a bien compris. Blue Frontiers, qui “se donne pour mission de construire un habitat humain entièrement autonome et durable sur la mer”, souhaite donc construire des “plateformes flottantes écologiques” afin d’en faire une île. L’Institut Seasteading et les autorités françaises de Polynésie se sont d’ailleurs rencontrés en janvier 2017, à l’issue de quoi un mémorandum d’entente (MOU) a été signé. “Le présent protocole a pour objectif d’affirmer la volonté conjointe des parties à mettre en commun leurs efforts en vue de la réalisation d’un projet pilote d’îles flottantes en Polynésie française”, lit-on dans le MOU.

Le but de ce projet est d’offrir “une réponse aux défis liés à la montée des eaux et au développement durable”, explique Blue Frontiers sur son site Internet. Le Polynésie française a également été choisie pour de nombreuses autres raisons. Parmi lesquelles une “grande stabilité institutionnelle et un état de droit moderne”, des “liens aériens et maritimes fréquents et directs vers des métropoles importantes” ou un “climat idéal”. Pour l’heure, l’emplacement exact n’est pas encore connu. Plusieurs critères doivent entrer en jeu afin de trouver la zone la plus propice. Seule certitude, l’île devrait se situer dans un lagon, et peut-être dans la zone d’Atimaono, affirme Polynésie 1ère. Les premiers habitants devraient arriver courant 2020. Ce projet se veut entièrement indépendant économiquement parlant. Autrement dit, le gouvernement polynésien ne financera rien.

Appartements, villas et bungalows

Concrètement, il pourrait s’agir d’une île de 7 500 m² en forme de croissant de lune pouvant accueillir environ 200 résidents, explique La Dépêche de Tahiti. L’île, qui accueillerait trois types d’habitations (bungalows, villas, chambres d’hôtes/appartements), se composerait de sept plateformes d’environ 600 m² chacune et connectées entre elles. Ces dernières seront couvertes de toitures végétalisées utilisées pour la collecte de l’eau, l’énergie solaire et le traitement des eaux. Elles permettront également de fournir un habitat à de nombreuses plantes et animaux. Au bout de l’île, il y aurait des petites plateformes d’environ 200 m² construites avec des matériaux locaux. C’est sur elles que devraient se trouver les villas. L’ensemble de l’île devrait être reliée par une longue jetée sur le côté intérieur. “À côté de la passerelle flottante, de nombreux espaces publics pour des activités diverses sont offerts, comme une plage, une marina ou des espaces verts dédiés au loisir ou à la production alimentaire”, précise Blue Frontiers.

Énergies renouvelables et respect de l’environnement

La notion du respect de la nature et de l’environnement est omniprésente dans ce projet. Pour cela, les concepteurs ont par exemple dû imaginer des structures minimisant l’ombrage permanent des fonds marins ainsi que l’éclairage de nuit. D’autres permettront également de fournir un habitat pour l’Homme mais aussi pour des espèces végétales et animales. Cette île compte également être 100% auto-suffisante et produire 100% de son énergie. Par exemple, de nombreux déchets seront transformés en gaz et fertilisants ou bien recyclés comme le verre, le plastique ou encore les métaux. Concernant l’électricité, elle sera principalement d’origine solaire. Lorsque les panneaux solaires nécessiteront d’être refroidi, la chaleur extraite sera utilisée pour l’eau du robinet, les douches ou encore les lave-vaisselles. D’ailleurs, l’eau proviendra en grande majorité de la pluie. Elle sera en amont purifiée et traitée. Quant à l’eau de la douche et du robinet, elle sera collectée, filtrée puis réutilisée pour les chasses d’eau ou l’arrosage. Le but est qu’aucune énergie ou ressource ne se perde.

crédit photo : Blue Frontiers

Marie Bascoulergue

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