Le bisphénol A reconnu comme perturbateur endocrinien

Publié le 19 juin 2017 à 13:06 Aujourd'hui | 263 vues

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a classé le bisphénol A parmi les « substances extrêmement préoccupantes », au titre de ses propriétés « perturbateur endocrinien » pour la santé humaine. 

Le bisphénol A (BPA) est une substance chimique de synthèse utilisée depuis plus de cinquante ans, notamment dans l’industrie du plastique. Les publications scientifiques se sont multipliées ces dernières années pour mettre en évidence les effets néfastes du BPA sur la santé (interfère dans le système hormonal notamment) et l’environnement, même à très faible dose. Tant décrié, le bisphénol A est désormais classé dans la catégorie des « substances extrêmement préoccupantes » établie par l’Agence européennes des produits chimiques (ECHA), a annoncé vendredi 16 juin l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui avait réclamé cette reconnaissance en février dernier. Et c’est au titre de ses propriétés de « perturbateur endocrinien » qu’il figure dans ce classement.

Informer les consommateurs

« Cette décision aura pour conséquence une obligation pour l’industrie de notifier à l’ECHA la présence de la substance dans les articles fabriqués ou importés et d’informer l’acquéreur d’un article de la présence de BPA », indique l’Anses dans un communiqué. L’inscription du bisphénol A sur la liste des substances extrêmement préoccupantes « ouvre également la possibilité que le BPA soit soumis à autorisation en tant que substance, conditionnant ses usages à l’octroi d’une autorisation temporaire et renouvelable”, ajoute-t-elle.

Le ministère français de la Transition écologique et solidaire a salué la décision de l’ECHA, qui « qui reconnaît ainsi pour la première fois le caractère préoccupant d’une substance au titre de ses propriétés de perturbation endocrinienne pour la santé. Cela permettra de protéger plus efficacement l’environnement, les travailleurs et la population ».

Le bisphénol A est dans le viseur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire depuis plusieurs années. Dans le cadre de la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, l’Anses avait recommandé, dès septembre 2011, une réduction des expositions de la population, notamment par sa substitution dans les matériaux au contact des denrées alimentaires. Ainsi, depuis le 1er janvier 2015, le bisphénol A est interdit en France dans les contenants alimentaires, conduisant à une baisse significative du niveau d’exposition à cette substance. Mais malgré son interdiction, cette substance continue d’être employée dans « près d’une soixantaine de secteurs d’activité potentiellement utilisateurs de cette substance en France », souligne l’Anses. À noter également que de nombreux industriels ont remplacé le bisphénol A par d’autres molécules, dont le bisphénol S qui aurait les mêmes effets sur la santé.

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Justine Dupuy

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