Cash-back : trois questions sur ce nouveau service

Publié le 10 septembre 2018 à 12:46 Aujourd'hui | 480 vues

Déjà répandu en Europe, le « cash-back » débarque ce lundi 10 septembre 2018 dans certains supermarchés Casino. Qu’est-ce que c’est ? Comment ça marche ? Explications. 

Besoin de liquide mais aucun distributeur automatique en vue ? Direction la caisse de votre supermarché. Fin juillet, le Parlement a validé une directive européenne sur les services de paiement (DSP2) qui offre désormais la possibilité aux commerçants de proposer une offre de « cash-back ». Et c’est le groupe Casino qui entame le déploiement de ce service ce lundi 10 septembre 2018 dans ses supermarchés, « le premier distributeur en France », annonce-t-il. 150 magasins seront concernés à la fin du mois de septembre, avec un déploiement progressif à l’ensemble du parc.

Le cash-back, c’est quoi ?

Attention à ne pas confondre avec l’autre « cashback », le système qui consiste à proposer des réductions aux consommateurs via des remboursements sur chaque achat réalisé sur Internet. Le service désormais proposé par Casino permet de retirer du liquide à la caisse. Concrètement, lors d’un paiement par carte bancaire, vous pourrez aussi demander des espèces à l’hôtesse ou l’hôte de caisse. Cette pratique n’est pas nouvelle. Elle existe déjà chez la plupart de nos voisins européennes, notamment en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne.

Comment ça marche ?

C’est simple. On paye un peu plus cher ses courses en carte bancaire et on récupère la différence en liquide. Par exemple : vous achetez une boîte de céréales à 2 euros et vous souhaitez en même temps retirer 30 euros. À la caisse, avant de régler votre achat, il suffira d’en informer l’hôtesse. Celle-ci enregistrera le montant demandé plus le prix du produit acheté, soit 32 euros. Une fois la somme totale réglée, la caissière vous donnera les 30 euros en liquide. Le service fonctionne pour des petites sommes (entre 10 et 50 euros), et l’achat d’un ou plusieurs produits est obligatoire. Le chèque n’est pas admis. Dans les magasins Casino, ce service est gratuit, précise Le Parisien, mais pas sûr qu’il le sera quand d’autres commerçants l’adopteront. La loi étant muette à ce sujet, ces derniers pourront en effet décider de le facturer ou non.

Quel intérêt ?

Pour le distributeur Casino, cette solution a pour objectif de « faciliter le quotidien » des consommateurs, mais surtout de les « dépanner » en cas de besoin d’argent liquide immédiat. En Europe, où le cash-back existe, c’est d’ailleurs cet usage de dépannage qui semble s’imposer. Selon une étude de la Banque centrale européenne publiée en novembre 2017, le nombre de retraits d’espèces auprès des commerçants de la zone euro ne représente guère plus de 7% du total des retraits. Les opérations auprès des automates bancaires approchent quant à elles les 40%, précise l’AFP. En revanche, ce système pourrait être bien utile dans les zones rurales, où les distributeurs automatiques se raréfient. Du côté des commerçants, ce service pourrait attirer de nouveaux clients et réduire les coûts de gestion du cash. En distribuant leurs espèces, les commerçants pourront ainsi limiter les passages des transporteurs de fonds et limiter, de fait, les risques d’attaques. « Plus il y a de cash dans les caisses, plus il y a de risque d’erreurs » en fin de journée, explique par ailleurs à l’Agence France-Presse Matthias Berahya-Lazarus, dirigeant du groupe Bonial.

Justine Dupuy

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