Les chewing-gums Malabar ne contiennent plus de dioxyde de titane

Publié le 13 février 2018 à 11:43 Aujourd'hui | 568 vues

La société française de confiseries Carambar & Co a annoncé lundi 12 février 2018 avoir retiré le dioxyde de titane dans les chewing-gums Malabar actuellement en vente.

C’en est fini du dioxyde de titane dans les chewing-gums Malabar. C’est ce qu’a annoncé lundi 12 février dernier la société française de confiseries Carambar & Co, repassée sous pavillon français en mai dernier. “Nous avons enlevé l’ingrédient dioxyde de titane du produit Malabar depuis la fin 2017, ce qui veut dire que les chewing-gums vendus actuellement n’ont plus cet ingrédient, mais cela n’apparaîtra sur les emballages qu’à la fin du premier semestre 2018”, a expliqué le président de Carambar & Co Thierry Gaillard à l’AFP, ajoutant que le sujet des nanoparticules est “très important”. “Nous avons toute une réflexion RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) en cours.” Carambar & Co pourrait aussi s’occuper dans les mois à venir de ses emballages plastiques.

Le dioxyde de titane, un additif controversé

Cette décision fait écho à la mesure prise par l’UFC-Que Choisir. Fin janvier dernier, l’association de consommateurs avait porté plainte contre neuf entreprises agroalimentaires et cosmétiques. Que Choisir reprochait à ces sociétés de dissimuler aux consommateurs la présence de nanoparticules, malgré une obligation légale. Parmi les entreprises incriminées, le Groupe Casino, JDE, Mars Chocolat France, Mc Cormick, Colgate-Palmolive, Lavera Gmbh & Co. KG, Avene, Coty et GlaxoSmithKline.

Très présentes dans les confiseries, les nanoparticules avaient fait l’objet d’une étude. En octobre 2016, l’association Agir pour l’environnement avait révélé que plus d’une centaine de bonbons contenaient des nanoparticules, notamment dans les chocolats Milka, les confiseries M&M’s, les Skittles ou encore dans les Malabar. L’association pointait du doigt la présence de l’additif alimentaire E171, conçu à base de dioxyde de titane, qui vise notamment à rendre les aliments plus blancs ou plus brillants. D’ailleurs, en 2006 le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le dioxyde de titane comme “cancérigène possible pour l’Homme” s’il est inhalé. L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) avait également alerté sur les risques liés au dioxyde de titane en janvier 2017.

Marie Bascoulergue

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