Des chiens pour soigner les maladies mentales

Publié le 11 juillet 2017 à 11:04 Aujourd'hui | 291 vues

L’hôpital psychiatrique d’Amiens a mis en place un procédé pour le moins insolite. Depuis quelques années, la liste du personnel de l’hôpital est composée… de chiens ! Eh oui, depuis 2010, le centre pratique la cynothérapie, un soin qui permet de soigner les malades mentaux avec des chiens. 

Meilleur ami de l’homme depuis la nuit des temps, le chien s’est vu propulsé à une place un peu particulière au centre psychiatrique Philippe-Pinel à Amiens. Depuis 2010, sa spécialité est de soigner les malades mentaux. Golden retrievers ou autres bergers agissent comme un antidépresseur sur les patients qui en ont besoin. Ils permettent ainsi de rompre l’isolement, de réduire le stress et de sociabiliser certains malades. L’hôpital est d’ailleurs le seul en France où la cynothérapie a été intégrée à un programme de soin complet de psychiatrie. C’est plus de 259 patients qui ont pu en bénéficier et 54 médecins qui sont désormais prescripteurs de cynothérapie.

Des chiens pour sauver des vies

Actuellement, l’hôpital compte environ 300 malades et quatre chiens. Et depuis leur arrivée, tout semble aller un peu mieux. “On a commencé à utiliser ce type de thérapie pour des patients qui avaient du mal à s’ouvrir sur l’extérieur. Le patient replié sur lui-même se focalise sur l’animal qui le rassure, et arrive ainsi à faire abstraction du milieu persécutif environnant pour se confronter à la réalité. Petit à petit, ces patients sortent de leur chambre, du service, de l’hôpital. On constate comment l’animal a pu être le traitement qui leur a permis de s’ouvrir”, explique à l’AFP le Dr Cyril Guillaumont, chef de pôle.

C’est le cas de Stéphane, un patient atteint de schizophrénie qui déjeune souvent avec l’un des quatre chiens, Zoé, dans la cour de l’hôpital. “Quand on m’a demandé de le prendre en charge, il vivait nu et seul dans sa chambre. Il avalait tout, des fourchettes, ses draps qu’il coupait en lanières… Puis il a vu les chiens et ça lui a sauvé la vie, l’ingestion de corps étrangers s’est arrêtée du jour au lendemain”, indique William Lambiotte, infirmier cynothérapeute qui a introduit l’activité dans l’hôpital.

“Un médicament comme un autre”

Cette thérapie permet de diminuer chez certains patients les traitements psychotropes administrés jusqu’alors. L’animal rend les patients plus calmes, il les apaise. À tel point que c’est devenu “un médicament comme un autre : il y a une évaluation initiale, une prescription avec l’accord du patient et un effet thérapeutique qui est évalué”, précise Dr Guillaumont.

Cette initiative n’est pas nouvelle. Certains services hospitaliers utilisent déjà des chiens. Depuis quelques années, des bergers malinois sont entraînés à dépister l’odeur du cancer dans des échantillons de sueur, d’urine ou encore d’haleine.

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Alice Glaz

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