Cultures OGM : augmentation de 3% en 2016

Publié le 11 mai 2017 à 11:37 Aujourd'hui | 260 vues

Riz, blé, maïs, les cultures OGM ont regagné du terrain en 2016, après leur régression de 1% en 2015. Selon les chiffres de l’ISAAA, la culture d’OGM représenterait au total 185,1 millions d’hectares. Les États-Unis, le Brésil, l’Argentine,le Canada et l’Inde représentent à eux seuls 91% des superficies OGM.

Fortement controversées, les plantations génétiquement modifiées ont vu leur nombre de surfaces augmenter de 3% en 2016. Selon les chiffres de l’ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), les surfaces représenteraient 185,1 millions d’hectares répandus sur 26 pays du monde. L’an passé, l’organisme Cropnosis estimait le marché des OGM à 15,8 milliards de dollars. À savoir que l’ISAAA est une ONG pro-OGM et financée par le groupe américain Monsanto. L’ONG avait prédit cette croissance et se félicite qu’elle se soit réalisée “contrairement à la propagande des détracteurs selon laquelle la biotechnologie ne convainc pas les fermiers”, précise l’ISAAA dans son rapport.

Europe : une faible augmentation des OGM

En Europe, les surfaces OGM ont progressé de 17% en 2016, soit au total 136,363 hectares. Le premier pays européen utilisant des OGM est l’Espagne, qui à lui seul représente 95% de la superficie de maïs génétiquement modifiés en Europe. C’est d’ailleurs le seul pays européen qui voit ses hectares d’OGM augmenter régulièrement. Quant aux autres pays européens, ils sont à la baisse. On retrouve le Portugal qui comptabilise 7069 hectares en 2016, la Slovaquie avec 138 hectares et la République Tchèque qui en comptabilise 75 hectares. À savoir, que la Roumanie a arrêté de produire des OGM en 2016. En France, la culture d’OGM est interdite depuis juin 2014.

Une percée timide en Afrique

Sur le continent Africain, seuls le Soudan et l’Afrique du Sud ont investi dans des surfaces d’OGM qui s’étendent sur 2,8 millions d’hectares. D’ailleurs, depuis l’année dernière le Burkina Faso a arrêté de produire le coton transgénique de Monsanto. Celui-ci n’était pas rentable et de mauvaise qualité. Malgré une implantation timide sur le continent, l’ISAAA tient à souligner l’avancée de la recherche et de la mise en place de cadres réglementaires permettant des OGM au Malawi et au Kenya. Six autres pays dont l’Éthiopie ou encore le Nigeria, “tentent de mettre sur pied des essais multi-localisation en vue d’une autorisation commerciale” précise l’ONG.

Le déclin du coton OGM

Dans le monde, en terme d’espèces végétales génétiquement modifiées, c’est le soja qui arrive en tête avec 91,4 millions d’hectares, soit la moitié de la superficie mondiale. “Sur la planète OGM, le soja transgénique se porte bien, mais les surfaces de coton se cassent la figure” confie Christophe Noisette, animateur du site InfoGM à l’AFP. L’INSAAA évoque une baisse de 11,6 à 10,8 millions d’hectares de coton transgénique en 2016. En effet, les fibres du coton transgénique sont de plus en plus courtes et donc vendues à faible coût sur le marché mondial.

Un rapport controversé

L’INSAAA est une ONG qui depuis 1996 réalise le recensement des surfaces OGM dans le monde. Celle-ci est financée par des fondations et des donateurs privés, mais aussi par le ministère américain de l’agriculture et le groupe Monsanto qui est en cours de fusion avec Bayer. L’ONG se réjouit des chiffres obtenus cette année. Pour autant, nombreuses sont les personnes qui ne partagent pas cette euphorie. “Ce rapport ne parle pas du tout des effets néfastes des OGM, alors que le bilan est très négatif, notamment en Amérique Latine”, souligne Renée Velvée membre de l’ONG Grain à l’AFP. “Des millions d’agriculteurs déplacés, des paysans assassinés parce qu’ils ont défendu leurs terres contre la monoculture industrielle du soja, des millions d’hectares de forêts natives détruites au Brésil, et le développement débridé de l’élevage qui alimente le réchauffement climatique, sans parler des cancers liés à l’utilisation massive des herbicides” précise-t-il.

La culture OGM semble avoir pris son envol en 2016, malgré ses nombreux détracteurs. L’année 2017 sera déterminante dans l’avenir de cette technique de culture qui reste encore très polémique partout dans le monde.

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Alice Glaz

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