De la salive pour recharger son smartphone

Publié le 3 octobre 2017 à 14:25 Demain | 397 vues

Le chercheur Seokheum Choi, de l’université new-yorkaise de Binghamton, vient de mettre au point avec son équipe une batterie qui ne nécessite plus d’utiliser le chargeur. Sa particularité : celle-ci se recharge avec de la salive.

Qui ne s’est jamais retrouvé sans batterie et sans chargeur au beau milieu d’une journée ? Ou même dans une zone sans réseau ? C’est désormais de l’histoire ancienne ! Seokheum Choi et son équipe de chercheurs ont mis au point une batterie se rechargeant avec de la salive. Le but : ne jamais être à court de batterie, peu importe sa zone géographique.

De l’électricité partout dans le monde

La clef de cette prouesse provient d’une bactérie naturelle se trouvant dans la salive : la Shewanella oneidensis. Cette dernière a la spécificité de libérer des électrons et des protons après injection de glucose, grâce à leur métabolisme. C’est depuis 2012 que le chercheur travaille sur cette bactérie. “Mon travail consiste à trouver le moyen d’intégrer cette particularité bactérienne dans une technologie pour en faire une source d’énergie disponible, facile à utiliser et portative”, explique-t-il à Usbek & RicaLe but principal de cette innovation est d’alimenter en électricité des régions dans le monde non desservies par des infrastructures électriques (zone blanche) ou au climat extrême (désert). Son caractère non polluant est lui aussi très salué.

Utiliser son corps pour avoir de l’électricité

En forme d’étoile, cette batterie en “papier électronique” est remplie de capteurs. La bactérie, présente en grand nombre, est condensée et lyophilisée. “N’importe quel liquide organique peut réhydrater ces cellules et les ranimer”, explique Seokheum Choi. Grâce à la salive, les cellules s’activent et génèrent de l’énergie. Actuellement, la batterie peut être utilisée pendant 20 minutes pour des lampes LED ou des smartphones, ou bien pour les “bio-capteurs médicaux permettant de détecter le VIH et les maladies infectieuses”, d’après Seokheum Choi. “J’essaie d’améliorer la capacité des bactéries à générer toujours plus d’énergie pour augmenter le nombre d’applications possible”, ajoute-t-il. Le chercheur est d’ailleurs persuadé qu’un jour l’être humain sera capable, grâce à son corps, de faire fonctionner tous les appareils électriques. Pour l’instant, la densité d’énergie qu’elles peuvent produire ne dépasse pas quelques microwatts par cm², explique le chercheur. Ce n’est donc pas demain qu’on rechargera sa voiture électrique avec sa salive !

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Marie Bascoulergue

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