Désherber naturellement avec de l’eau chaude, c’est possible

Publié le 25 janvier 2018 à 12:55 Aujourd'hui | 1182 vues

L’entreprise bretonne Oeliatec a mis au point un procédé qui permet de désherber sans produits chimiques. Son astuce : l’eau chaude. 

L’utilisation de pesticides est de plus en plus controversée. En cause : sa dangerosité sur la santé et l’environnement. Pourtant, de nombreuses alternatives plus vertes pour désherber existent. C’est notamment le cas du paillage, du purin d’orties, du vinaigre blanc, de l’huile essentielle de basilic, de l’huile de coude ou encore de l’eau de cuisson. Nous vous en parlions ici. L’entreprise bretonne Oeliatec a justement décidé de miser sur les désherbants écolos. Créée en 2010 par Jean-Pierre Barre, un ancien revendeur de produits phytosanitaires, cette société basée à Saint-Jacques-de-la-Lande en Ille-et-Vilaine conçoit et fabrique des machines de désherbage écologique en utilisant pour seul ingrédient… de l’eau chaude ! “On me prend alors pour un fou”, explique-t-il à Ouest France, précisant qu’il n’a fait que remette au goût du jour “un remède de grands-parents”. “Cette méthode de désherbage est devenue très réputée pour son aspect écologique et a le vent en poupe grâce à la récente loi interdisant aux collectivités locales d’utiliser des produits phytosanitaires pour désherber”, indique l’entreprise sur son site Internet.

Une eau chauffée à 120°C

Appelé désherbage à gouttelettes d’eau chaude ou désherbage vapeur, ce procédé utilise aussi bien l’eau de réseau, de récupération, de pluie que l’eau de forage. “Aucun additif n’est ajouté”, souligne la société, précisant qu’elle “propose une véritable alternative au phytosanitaire avec des désherbeuses à eau chaude efficaces et écologiques”. Concrètement, il suffit de chauffer de l’eau, stockée dans une machine, à 115 – 120°C (en fonction de la machine) et de la pulvériser à basse pression à environ cinq centimètres au-dessus de la mauvaise herbe. Le choc thermique va ainsi briser le processus de photosynthèse. L’eau chaude va pénétrer dans la plante, brûler la partie comprise entre la tige et les racines (le collet) puis atteindre le système racinaire. Environ 30 secondes suffises avant de voir les premières feuilles “cuites” tomber au sol. Pour un désherbage optimal, Oeliatec conseille de limiter le nombre de passage à 3 ou 4 par an. Les machines Oeliatec ont un autre avantage : elles ne polluent pas. Ces dernières fonctionnent grâce à une batterie électrique rechargeable. Pour l’heure, Oeliatec propose plusieurs modèles de désherbeuses pour les professionnels et les collectivités.

Crédit photo : Oeliatec

Marie Bascoulergue

Surprise

Gaspillage alimentaire : une pétition pour changer les dates de péremption

> Toutes les vidéos

Rappel de produit

> Tous les rappels de produit

Sur le même thème