Environnement : Nicolas Hulot veut taxer l’industrie du béton

Publié le 11 octobre 2017 à 16:22 Aujourd'hui | 442 vues

Dans un souhait de protection des terres agricoles et de préservation de la biodiversité, la filière du béton va bientôt être taxée. C’est du moins ce que propose le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot. 

Après avoir annoncé la fermeture “jusqu’à 17 centrales nucléaires“, la taxation des propriétaires de logement mal isolé et l’interdiction des nouveaux permis d’exploitation d’hydrocarbures sur le territoire français, le ministre de la Transition écologique a encore frappé. Dans les colonnes du Parisien, Nicolas Hulot propose une nouvelle taxe. Celle-ci concernerait les “bétonneurs”. Ce serait le Premier ministre, Édouard Philippe, qui lui aurait demandé “d’y travailler”. Le but de cette taxe est sans équivoque : décourager les entrepreneurs de construire de nouveaux projets sur des terres agricoles ou des surfaces naturelles. Ces dernières joueraient “un rôle important dans l’équilibre climatique, préservation de la biodiversité et notre souveraineté alimentaire”, déclare Nicolas Hulot. L’ancien président de la fondation qui porte son nom pourra surement compter sur le soutien des Français. Selon un sondage Ifop pour WWF, 78% des personnes interrogées sont favorables à un moratoire sur l’artificialisation des terres agricoles dès 2020.

Taxe proportionnelle à la surface du projet

“En France, chaque mois, l’urbanisation consomme une surface équivalente à 6 400 terrains de football”, explique Le Parisien. “La France détient le record du monde des ronds-points, il y a les ZAC et les ZUP”, regrette Nicolas Hulot. Afin de freiner cette “folie des grandeurs”, qualifiée de “frénésie souvent injustifiée” par le ministre, il souhaite instaurer une taxe proportionnelle à la surface des projets (centres commerciaux, bureaux, logements, etc). Pour cela, le ministre “étudie une nouvelle source de financement qui permettrait de lutter contre l’artificialisation des sols et de financer la préservation de la biodiversité”.

Cette annonce tombe au moment où le monde agricole et des collectifs d’habitants expriment leur colère contre le projet du méga complexe commercial EuropaCity qui doit voir le jour en 2024 dans le Triangle de Gonesse, près de Paris. Selon des études de la Fédération nationale des Safer, 60 000 hectares de terres agricoles ont été urbanisés en 2015, contre 50 000 en 2014. D’après les mêmes études, la surface agricole d’un département disparaît tous les les cinq à six ans. Pour lutter contre cette artificialisation des sols croissante, une pétition européenne intitulée “Appel du sol” est en cours. Portée par 400 organisations, elle a pour objectif la création, au niveau européen, d’une directive-cadre sur les sols. En France, la loi Alur permet aux communes de déterminer sur une parcelle la surface réservée à la biodiversité. Un pas de plus vers la préservation de nos terres agricoles.

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Marie Bascoulergue

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