Épurateurs d’air intérieur : mieux vaut s’en passer

Publié le 19 octobre 2017 à 18:00 Aujourd'hui | 520 vues

Les épurateurs d’air sont-ils réellement efficaces ? Pas sûr, répond l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Le mieux est d’aérer son logement régulièrement.

Être bien chez soi est essentiel. Or, l’air est souvent pollué par de nombreux contaminants chimiques et microbiologiques dont les conséquences peuvent être importantes sur la santé. Ces dernières années, le marché de l’épuration de l’air intérieur s’est développé avec la commercialisation d’équipements revendiquant des propriétés d’épuration de l’air sous forme d’appareils autonomes ou de matériaux de construction et de décoration mettant en avant des propriétés dépolluantes. Certains sont même destinés aux personnes asthmatiques ou allergiques. Mais ces appareils sont-ils vraiment efficaces ? Sont-ils sûrs ? C’est ce qu’a voulu savoir l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Une efficacité loin d’être prouvée

Verdict : « les données scientifiques collectées et analysées ne permettent pas de démontrer l’efficacité et l’innocuité en conditions réelles d’utilisation des dispositifs d’épuration de l’air intérieur fonctionnant sur les principes de la catalyse ou photocatalyse, du plasma, de l’ozonation ou de l’ionisation ». L’Agence recommande ainsi la mise en place d’une certification des dispositifs d’épuration de l’air intérieur, « les essais devant être conduits dans les conditions les plus proches possibles des conditions d’utilisation de ces dispositifs ».

L’Anses note toutefois que « l’utilisation de certains dispositifs d’épuration (ozonation, plasma, froid,…) peut entraîner une dégradation de la qualité de l’air intérieur suite à une dégradation incomplète de polluants conduisant à la formation de composés potentiellement plus nocifs que les composés faisant l’objet d’un traitement ». L’Agence met par ailleurs en garde contre les sprays dits « assainissants » revendiquant une action biocide. Ils peuvent émettre des composés organiques volatils (COV), naturels ou de synthèses. Ces derniers peuvent avoir « potentiellement des effets nocifs sur la santé ». Pour l’Anses, les personnes asthmatiques doivent être vigilantes, « du fait d’une possible aggravation de leur pathologie lors de la mise en œuvre de tels dispositifs, en particulier les sprays « assainissants » ou les appareils pouvant générer de l’ozone ».

Pour réduire l’exposition aux polluants de l’air intérieur, « il convient en premier lieu de limiter les émissions à la source, d’aérer et de ventiler les espaces intérieurs des bâtiments », rappelle l’Anses. En clair, aérez votre intérieur en ouvrant quelques minutes par jour vos fenêtres, ne fumez pas à l’intérieur et surtout n’utilisez pas de bougies parfumées et des encens. Ces derniers polluent les intérieurs et créent des risques sanitaires potentiellement dangereux, comme le révélait une étude de l’Ademe publiée en septembre dernier.

Justine Dupuy

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