Des espaces verts dans le métro parisien ?

Publié le 6 mars 2017 à 16:47 Demain | 330 vues

En novembre dernier, la RATP a lancé un appel à idées à destination de ses usagers pour améliorer ses services. Et c’est le projet de végétaliser le métro parisien qui a reçu le plus de votes.

Après les toits, les terrasses ou encore les parkings souterrains, le métro parisien pourrait lui aussi se végétaliser. C’est en tout cas ce que souhaite une certaine Susana F. « Il paraît que la qualité de l’air qui circule dans le métro parisien est plus qu’irrespirable : pourquoi ne pas investir dans les plantes dépolluantes ? En plus d’êtres utiles, elles mettront un peu de couleurs dans les stations », écrit-elle dans sa proposition rédigée dans le cadre de la consultation citoyenne, lancée par la RATP le 2 novembre 2016. En effet, on ne peut pas dire que le métro soit le lieu le plus agréable de la capitale. Un sentiment partagé par de nombreux Franciliens puisque son idée a récolté le plus grand nombre de votes, 6 133 sur un total de 47 795 votes. 2 211 projets ont été déposés.

Outre les espaces verts, quatre autres idées ont été plébiscitées : l’indication du numéro de sortie sur la recherche d’itinéraires de l’application (5 693 votes), la mise en place de purificateurs d’air ou d’un système qui permettrait de lutter contre les mauvaises odeurs (5 156 votes), l’installation d’un mode hors connexion de l’application RATP (4 608 votes) et l’amélioration de l’accès aux gares (3 631 votes).

Des espaces verts dans le métro : un « challenge technique »

La RATP, qui s’est engagée à réaliser les cinq projets ayant récolté le plus de voix, étudie donc très sérieusement la végétalisation de ses stations. Une serre intérieure, avec un jardin tropical, est déjà installée depuis 1998 dans la station du métro Gare de Lyon, mais son entretien est compliqué. « La poussière est visible sur les feuilles même si un agent intervient régulièrement pour en assurer le nettoyage », souligne Franck Avice, directeur du département services et espaces multimodaux de la RATP, interrogé par Le Monde. Selon lui, « les plantes souffrent ». Depuis 2016, « la serre bénéficie de la mise en place de pluies denses ou légères et d’un éclairage adapté aux plantes », assure toutefois la RATP.

Végétaliser le métro sera donc un vrai « challenge technique », estime Franck Avice. « Deux pistes de réflexion sont privilégiées. La première serait d’intégrer des murs végétaux, avec l’inconvénient que cela a un coût significatif », explique-t-il. La deuxième piste pourrait s’appliquer « dans un premier temps aux stations en plein air. On peut imaginer une démarche collaborative avec des associations ou des écoles d’horticulture ».

Reste que les plantes seront surtout agréables pour nos yeux. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), leurs effets dépolluants ne sont pas validés scientifiquement, même si « en laboratoire, en enceintes contrôlées, des plantes peuvent présenter une capacité à absorber certains polluants gazeux ».

En tout cas, on espère voir ce projet se réaliser. La RATP ne précise pas à quelle date il verra le jour. Autre solution : pourquoi ne pas aussi végétaliser les toits des bus ? Ce projet original sera d’ailleurs expérimenté à Madrid, en Espagne, sur les lignes 27 (Glorieta de Embajadores-Plaza de Castilla) et 34 (Plaza de Cibeles-Las Águilas).

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Marine VAUTRIN

  1. il faudrait déja qu’ils comprenes que les plantes n’absorbe pas la dioxine. Il faudrait déja séparer le phytotron de la gare de lyon (car se n’est pas une serre) par une vitre de 5 mètres de haut. Puis il faudrait placer des filtres à charbon au dessu du métro pour envoyer l’air filtrer vers le quai. Filtrer l’air du quai à hauteur des gens (fumée de cigarettes, odeur…), envoyer l’air saturer de CO2, NH3 vers les plantes, qui alors produirait de l’oxygène, avec un air peut-être même charger de parfum de fleur renvoyer vers les voyageurs. En outre la dioxine est l’agent orange (un herbicide). Les plantes doivent en outre avoir de la lumière en qualité et en quantité. Le travail à la gare de lyon est ni fait ni à faire, ils on carément tout fait à l’envers. On peut demander au hollandais si ils on besoin de L’ INRA pour réaliser un challenge. Au Pays-bas on végétalise même les plafon des maisons, les mur indoor et outdoor. Pour ici, je propose les bryophytes: se développent très rapidement, fixant l’azote de l’air, et une grande parti du CO2 ainsi que les particules fine, ils auront beaucoup moin besoinde lumière.

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