Faux sites administratifs : gare à l'arnaque

Faux sites administratifs : ne tombez pas dans le panneau

Publié le 17 septembre 2018 à 16:22 Aujourd'hui | 329 vues

Le gouvernement lance ce lundi 17 septembre une campagne d’information contre les faux sites administratifs qui pullulent sur la Toile. Un million de personnes sont victimes d’arnaques chaque année, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Sur Internet, les arnaques sont nombreuses, et les escrocs ne manquent pas d’imagination pour récupérer de l’argent. L’une de leurs techniques préférées ? Se faire passer pour des organismes connus grand public. Ces derniers n’hésitent pas d’ailleurs à créer de faux sites administratifs pour piéger plus facilement leurs victimes. Ces plateformes proposent d’effectuer moyennant rémunération certaines démarches administratives courantes comme les demandes d’extraits de naissance. Or ces démarches sont pour la plupart gratuites sur les sites officiels de l’administration.  Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, un million de Français sont victimes chaque année de ces escroqueries, pour un préjudice estimé à 150 millions d’euros.

Le gouvernement a donc décidé de lancer, en partenariat avec la DGCCRF, une campagne d’information pour sensibiliser les Français et donner quelques recommandations pour repérer les sites frauduleux. Il faut dire que ces plateformes sont très bien faites : logo du service public, couleurs bleu-blanc-rouge, Marianne, etc. Ces sites peuvent apparaître en premier sur Google.

Vérifier l’URL

Pour éviter de tomber dans le panneau, il faut toujours consulter en premier lieu le portail de l’administration www.service-public.fr qui recense tous les sites officiels en fonction des documents recherchés et le coût éventuel des démarches. Vérifiez l’adresse Internet (URL) du site. Les URL de l’administration française se terminent par « .gouv.fr » ou « .fr » et jamais par « .gouv.com » ou « .gouv.org ». Cependant, un site se terminant par « .fr » n’est pas une garantie. Vérifiez si la prestation est vraiment payante et lisez les mentions légales du site, ainsi que les conditions générales de vente. La DGCCRF appelle d’ailleurs à la vigilance concernant les « pièges à la souscription » ou à « l’abonnement caché ». L’internaute se retrouve ainsi abonné à un service à son insu. « Au moment de la conclusion du contrat, moyennant 1 euro pour l’obtention d’un document administratif, le consommateur souscrit en réalité un abonnement d’un montant mensuel bien supérieur (de l’ordre par exemple de 50 euros, pendant plusieurs mois) », précise-t-elle. Autre recommandation : se méfier des premiers résultats de recherche. Ceux-ci ne mettent pas forcément en avant les sites officiels.

Si vous avez été victime d’une arnaque, signalez-la auprès de la Répression des fraudes. Si le paiement a été effectué, il est aussi conseillé de contacter le Centre européen des consommateurs, en particulier si le site est basé dans un autre pays de l’UE, en Islande ou en Norvège. « À défaut, ne pas hésiter à prendre contact avec sa banque pour une éventuelle procédure de remboursement (chargeback) ».

Justine Dupuy

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