Intermarché, Auchan et Cora mis en cause pour avoir vendu du lait rappelé

Publié le 10 janvier 2018 à 18:59 Aujourd'hui | 558 vues

Après E.Leclerc, c’est au tour d’Intermarché, de Cora et d’Auchan d’être pris dans la tourmente du lait contaminé. Ces trois enseignes auraient elles aussi vendu des produits Lactalis malgré la mesure de rappel du 21 décembre 2017.

Et si E.Leclerc n’était pas la seule entreprise de la grande distribution à avoir vendu des produits Lactalis malgré la mesure de rappel de produits ? D’après les informations du Parisien, Intermarché aurait lui aussi commercialisé des produits Lactalis après la mesure de rappel du 21 décembre dernier. L’enseigne a révélé au quotidien qu’une enquête en interne a été lancée depuis mardi 9 janvier après des signalements de clients. Franceinfo vient appuyer cette information avec le témoignage d’une maman qui se serait rendue dans un centre à Marles-les-Mines (Pas-de-Calais) le 3 janvier dernier et qui aurait acheté du lait Milumel Lémiel 1er âge pour son bébé. “Une fois rentrée, mon conjoint et moi avons préféré vérifier le numéro de lot”, a-t-elle raconté à Franceinfo. Malheureusement, il s’agissait d’une boîte faisant partie d’un lot rappelé. “C’est honteux de vendre cela alors que c’est pour des bébés !”, a fustigé la mère de famille. Le centre de Marles-les-Mines pourrait ne pas être le seul. Le Parisien révèle en effet qu’une cliente aurait aussi pu acheter du lait Milumel dans un magasin situé à Beauvais Nord dans l’Oise. Lorsqu’elle aurait voulu rapporter la boîte qu’elle avait achetée, les employés “n’étaient même pas au courant qu’il fallait l’enlever des rayons et n’avaient pas non plus la liste des laits contaminés”. Le groupe les 3 Mousquetaires a pris cette information très au sérieux : “On est en train d’appeler un à un tous les dirigeants des magasins, de vérifier un à un les points de vente en France.”

Les enseignes Cora et Auchan également concernées

Intermarché n’est pas la seule enseigne a avoir commis l’irréparable. Cora serait également à blâmer puisque au moins un magasin, situé en Île-de-France, vendait encore ce mercredi 10 janvier des produits Lacatalis. Une équipe de LCI s’est d’ailleurs rendue sur place et a constaté que des boîtes de Milumel pouvaient être achetées. L’enseigne aurait elle aussi lancé une procédure de vérification. “J’ai toujours été persuadé d’avoir fait retirer tous nos lots de la marque de lait incriminé Lactalis”, a assuré au Parisien le codirecteur général de Cora, Pierre Bourriez.

De son côté, Auchan a lui aussi avoué mercredi 10 janvier avoir vendu 52 boîtes de lait infantile dans 28 magasins français, hypermarchés et supermarchés. “On a eu un problème de livraison”, a indiqué au Parisien un responsable. Le groupe, qui se dit “consterné”, présente “ses excuses” et dédit son numéro service client (03 59 30 59 30) à tous les consommateurs ayant des questions.

Concernant Carrefour, le groupe assure avoir “été très vigilant” et aurait mis en place des contrôles renforcés pour “s’assurer de la destruction des stocks”, a déclaré la directrice de la communication externe France Plasse à l’AFP. Quant à Système U, l’enseigne a de son côté indiqué qu’elle menait actuellement des “vérifications”. “L’incident chez Leclerc a attiré notre attention donc on mène actuellement des investigations, sous forme d’audit interne, pour vérifier que les procédures de rappel ont bien été appliquées dans chacun de nos magasins”, a indiqué le porte-parole de Système U.

984 produits Lactalis vendus par E.Leclerc

Pour rappel, dans un communiqué datant du 9 janvier, le groupe E.Leclerc a reconnu avoir vendu “des reliquats de produits (laits ou céréales infantiles)” dans plusieurs de leurs points de vente depuis la mesure de rappel du 21 décembre 2017. Au total, 984 produits ont été commercialisés. Cela fait suite à l’identification d’un problème dans le centre E.Leclerc de Seclin, dans le nord de la France après avoir effectué un audit en interne. Depuis un autre audit serait en cours afin d’identifier les raisons de ce dysfonctionnement. Face à cette erreur, Michel-Edouard Leclerc a présenté ses excuses au Parisien et s’est dit atterré. L’enseigne a par ailleurs ouvert un numéro vert (01 71 53 51 20) afin de répondre au mieux aux interrogations de ses clients.

Marie Bascoulergue

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