Jardin : le buis menacé

Publié le 8 juin 2018 à 9:42 Aujourd'hui | 368 vues

Symbole des jardins « à la française », le buis est en danger, alerte l’Union des entreprises pour la Protection des Jardins et des espaces publics (UPJ). En cause ? Une chenille dévorante, la pyrale, un papillon venu d’Asie (Cydalima perspectalis). Arrivée en France en 2008, la pyrale ne cesse de progresser depuis et menace les buis en s’attaquant à leurs feuilles jusqu’au dépérissement de la plante.

 Connu pour sa robustesse et son élégance, le buis, symbole des jardins « à la française » et utilisé pour ses propriétés ornementales et médicinales, est en danger. Depuis 2008, celui-ci est attaqué par un papillon nocturne, la pyrale. Et la progression de ce ravageur ne semble pas se stopper. « Depuis 4 ans, c’est l’un des bio-agresseurs ayant occasionné le plus dégâts dans les jardins et les espaces verts », indique l’Union des entreprises pour la Protection des Jardins et des espaces publics (UPJ). Pour l’organisation, cette situation est « extrêmement préoccupante », d’autant plus que la pyrale est désormais présente sur tout le territoire français.

L’UPJ n’est pas la seule à s’inquiéter. Plusieurs parlementaires se sont en effet mobilisés et un colloque a été organisé par le député Philippe Folliot, le 4 juin dernier. Réunis à l’Assemblée nationale, des experts ont été conviés à débattre sur les enjeux et les problématiques liés à cette attaque sans précédent de la pyrale. Aucune solution miracle n’existe, mais « contre la propagation de cet insecte et face à l’ampleur des dégâts, il faut activer la recherche, publique et privée, pour trouver des variétés plus résistantes de buis et de nouvelles solutions », souligne l’organisation professionnelle qui appelle à la mobilisation.

« La prise de conscience doit être générale »

Pour Nicolas Marquet, Directeur général de l’UPJ, « face au danger qui menace aujourd’hui un des symboles du patrimoine végétal français, la prise de conscience doit être générale et mobiliser tous les acteurs et notamment les jardiniers, d’autant qu’au-delà de la pyrale, les autres maladies de dépérissement du buis créent elles aussi des dommages considérables en l’absence de solution efficace à ce jour ».

Il est très difficile de lutter contre la pyrale, mais l’UPJ rappelle qu’il existe des solutions de biocontrôle à base de Bacillus thuringiensis existent ainsi que des produits phytos-« conventionnels », « disponibles encore quelques mois avant d’être retirés de la vente aux particuliers début 2019 ». Ces solutions peuvent être combinées avec des systèmes de piégeage « faisant appel à des phéromones afin de prévoir la ponte et d’adapter au mieux les dates de traitement ».

Les jardiniers amateurs peuvent se rendre sur le site et l’application de la Clinique des Plantes pour obtenir un diagnostic et des conseils.

 

Marine VAUTRIN

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