L’air des terrains de sport urbains est trop pollué selon Greenpeace

Publié le 11 juin 2018 à 14:42 Aujourd'hui | 243 vues

L’ONG Greenpeace publie un rapport ce lundi 11 juin attestant que la pollution de l’air aux abords des stades de sport urbains est trop élevée et dès lors dangereuse pour la santé de ceux qui y jouent.

La pollution de l’air est un fléau qui croît dans les grands centres urbains. En France, “les transports sont la première cause d’émissions de gaz à effet de serre (28,5 % en 2014)”. En effet, “le transport routier, largement dépendant des énergies fossiles, est responsable à lui seul de plus de 90 % des émissions de ce secteur, et les voitures particulières représentent plus de 50 % de ces émissions”. Selon l’ONG Greenpeace dans son rapport publié ce lundi 11 juin, “les conséquences sur la santé de l’exposition à la pollution de l’air en général sont de mieux en mieux documentées et leur liste ne semble cesser de s’allonger : asthme, naissances prématurées, problèmes cardio-vasculaires, cancer, diabète… L’Agence européenne pour l’environnement estime qu’en 2013, 8 230 morts prématurées en France pouvaient être attribuées spécifiquement au NO2. Par ailleurs, les concentrations de NO2 vont souvent de pair avec celles d’autres polluants, telles que les particules fines, auxquelles sont imputés 45 120 décès prématurés en France en 2013″. Un bilan désastreux qui vient s’ajouter à une étude plus spécifique. Greenpeace a étudié les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) aux abords de six terrains de football à Lyon, Marseille et Paris pendant des sessions de deux heures. Les analystes ont observé que la qualité de l’air se situe systématiquement (sauf à Lyon) au-dessus de la “valeur limite annuelle moyenne définie au niveau européen (40 µg/m3)”.

Les sportifs inhalent 4 à 10 fois plus de polluants atmosphériques

Bien que ces mesures ne dépassent pas la valeur limite sur la totalité de l’année, la France doit en répondre devant la Cour de Justice Européenne. La pollution de l’air dans les villes pose problème notamment envers “la santé des enfants et adultes qui peuvent pratiquer une activité physique et donc inhaler 4 à 10 fois plus de polluants atmosphériques qu’au repos”. L’ONG rappelle que “nos villes devraient être conçues pour favoriser les pratiques sportives, en leur laissant l’espace et l’air pour se déployer”. Ainsi, “faire du sport, en compétition ou comme loisir, doit rester synonyme de plaisir et de bien-être. Nous devons pouvoir bouger et respirer sans danger. Les responsables politiques des grandes villes et agglomérations, les maires en particulier, ont le pouvoir et le devoir de rendre nos villes plus respirables en les libérant progressivement, mais rapidement, des voitures individuelles, diesel d’abord, puis essence”.

Pour rendre l’air des villes plus respirable, Greenpeace appelle à signer une pétition nommée “De l’air !” et directement adressée aux maires des villes afin qu’ils appliquent des mesures contre la pollution des voitures essence et diesel et encouragent les alternatives à la voiture individuelle. La pétition demande la fin du véhicule diesel aux constructeurs automobiles et des mesures structurantes pour réduire le trafic routier ainsi qu’un cap plus ambitieux qu’une fin de vente des véhicules thermiques en 2040 aux gouvernements. Enfin, l’ONG recommande aux citoyens des alternatives à la voiture individuelle comme la marche à pied, le vélo, les transports en commun, le covoiturage et le train.

Claire Lebrun

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