L’OMS appelle à l’interdiction des acides gras trans industriels

Publié le 15 mai 2018 à 15:56 Aujourd'hui | 793 vues

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dévoilé son plan intitulé “Replace” pour éliminer les acides gras trans (AGT) industriels de l’alimentation mondiale d’ici à 2023.

Il existe deux sources principales d’acides gras trans: naturelle (produits laitiers et viande) et industrielle (huiles partiellement hydrogénées). Comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’explique, “les huiles partiellement hydrogénées ont été introduites dans l’alimentation au début du XXème siècle, en remplacement du beurre, et ont gagné progressivement en popularité parallèlement à la découverte des conséquences négatives des acides gras saturés sur la santé”. Ces acides seraient responsables de 500.000 décès par an selon l’organisme. En effet, “les acides gras trans augmentent les taux de LDL-cholestérol, un marqueur biologique reconnu du risque de maladie cardiovasculaire, et réduisent les taux de HDL-cholestérol, lequel ramène le cholestérol des artères au foie où il sera excrété dans la bile. Les régimes à teneur élevée en acides gras trans augmentent le risque de cardiopathie de 21 % et le risque de décès de 28 %”. Pour pallier ces risques, l’OMS souhaite supprimer ces composés nocifs de notre alimentation d’ici à 2023. Pour cela, l’organisation dévoile des pistes sous le nom de “Replace” à l’usage des producteurs et des consommateurs. Comme elle l’explique dans son communiqué, “l’approche Replace comporte six mesures stratégiques pour éliminer rapidement, complètement et durablement les acides gras trans produits industriellement de l’alimentation mondiale”.

REview, Promote, Legislate, Assess, Create awareness, Enforce

La première étape du guide est de “REview” : “examiner les sources alimentaires d’acides gras trans et les changements de politiques nécessaires”. Le deuxième est “Promote” : “promouvoir le remplacement des acides gras trans produits industriellement”, puis viens “Legislate” pour” adopter des lois et des mesures réglementaires pour éliminer ces acides gras industriels”, ensuite “Assess” afin d'”évaluer et suivre la teneur en acides gras trans dans l’alimentation et l’évolution de la consommation de la population”, puis “Create awareness” afin de “sensibiliser les décideurs politiques, les producteurs, les fournisseurs et grand public aux conséquences sanitaires de ces aides”, et finalement “Enforce” pour “veiller à la bonne application des politiques et des réglementations”.

Le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que “la mise en œuvre des six mesures stratégiques contribuera à l’élimination des acides gras trans et marquera une grande victoire dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires”. Le Danemark est le premier pays a avoir imposé des restrictions sur les acides gras trans produits industriellement. Il a dès lors constaté une nette baisse de décès dus aux maladies cardiovasculaires. La ville de New York a suivi ses pas et a éliminé les acides gras trans produits industriellement il y a déjà une dizaine d’années. L’OMS rappelle que dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, la communauté internationale s’est engagée à réduire d’un tiers, d’ici à 2030, la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles.

Globalement, l’organisation recommande que le total des apports en acides gras trans soit limité à moins de 1 % des apports énergétiques totaux, soit moins de 2,2 grammes/jour pour un régime à 2000 calories. Du 4 mai au 1erjuin 2018, l’organisme mène une consultation en ligne en vue d’examiner le projet de lignes directrices actualisées sur la consommation d’acides gras saturés et d’acides gras trans chez l’adulte et chez l’enfant.

Claire Lebrun

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