Lutte anti-gaspi : comprendre les dates de péremption

Publié le 30 novembre 2018 à 9:47 Aujourd'hui | 306 vues

Quelle est la différence entre la DLC et la DDM ? Pour dire stop au gaspillage alimentaire, Réponse Conso fait le point une bonne fois pour toutes.

Dix millions de tonnes. C’est la quantité de nourriture consommable jetée chaque année en France, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Chaque consommateur gaspille environ 29 kilos par an de nourriture, dont 7 kilos d’aliments encore emballés. Des chiffres alarmants qui s’expliquent notamment par les dates de péremption apposées sur les produits : la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM). Celles-ci seraient responsables de 20% du gaspillage dans les foyers. Pourquoi ? Parce qu’elles sont mal comprises. Des pâtes, des biscuits ou encore des boîtes de haricots verts finissent ainsi au fond de la poubelle alors qu’ils ne le méritaient pas. Pour en finir avec ce gâchis, il est donc nécessaire de bien les comprendre. Suivez le guide.

La date limite de consommation (DLC)

La date limite de consommation (DLC) est indiquée sur le produit par la formule « À consommer jusqu’au ». Celle-ci concerne toutes les denrées périssables susceptibles de présenter, après une courte période, un danger pour la santé. Parmi elles : les poissons, les viandes, certains produits laitiers ou de charcuterie. La DLC est surtout apposée sur les produits frais. Si la date est dépassée, on ne consomme plus le produit. Toutefois, certains aliments comme les yaourts peuvent être consommés après la date limite (environ trois semaines) s’ils ont bien été conservés au froid. Les industriels prévoient généralement une marge de sécurité de 24 heures à plusieurs jours. Faites appel à votre bon sens. Si vous mangez un laitage périmé, son odeur et son goût vous indiqueront tout de suite s’il est bon. Vigilance toutefois aux crèmes desserts à base d’œufs. À noter qu’il ne faut jamais congeler un aliment dont la date limite de consommation est toute proche, déjà atteinte ou dépassée.

La date de durabilité minimale (DDM)

La date de durabilité minimale (DDM) est indiquée sur le produit par la formule « À consommer de préférence avant le… » ou « À consommer de préférence avant fin… ». Cette indication est suivie d’un jour et d’un mois spécifique lorsqu’elle concerne les produits dont la durabilité est inférieure à 3 mois, d’un mois et d’une année pour les produits dont la durabilité est comprise entre 3 et 18 mois ou seulement d’une année pour les produits dont la durabilité est supérieure à 18 mois. La DDM, qui remplace la DLUO (date limite d’utilisation optimale), figure notamment sur les produits d’épicerie (gâteaux secs, riz, pâtes, etc.), les conserveries et les produits surgelés. Elle indique que l’aliment est consommable après sa date, mais que la texture et l’aspect seront peut-être légèrement altérés. L’aliment ne présente aucun risque pour la santé. L’indication « À consommer de préférence avant » n’est pas très claire, il faut bien l’avouer. En octobre dernier, l’application Too Good To Go a d’ailleurs lancé une pétition pour la rendre plus compréhensible en ajoutant après le « à consommer de préférence avant » la mention « mais toujours bon après / mais aussi après ».

Et pour les produits ouverts ? La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) rappelle que lorsqu’un emballage est ouvert, « la date de durabilité indiquée perd son utilité s’il s’agit d’un aliment périssable sur lequel est indiqué « À consommer jusqu’au » ou d’un aliment « à consommer de préférence avant le » ». Il faut faire attention aux conditions de conservation et/ou au délai de consommation après ouverture. « En revanche, les produits secs avec indication « à consommer de préférence avant fin… » peuvent être consommés jusqu’à la date indiquée, même si l’emballage a été ouvert », précise-t-elle.

Les œufs

Sur les œufs, pas de DLC ou de DDM, mais une DCR (Date de Consommation Recommandée). Elle est fixée à 28 jours après la date de ponte. La mention « extra-frais » ou « extra » peut être utilisée comme une indication supplémentaire sur les emballages. Un œuf est considéré extra-frais jusqu’au 9e jour après la date de ponte. Dans ce cas, la date de ponte et la date limite de 9 jours sont précisées sur l’emballage.

Bien conservé au frigo, un œuf peut se garder au-delà de la date. Pour vérifier qu’un œuf peut encore être consommé, il existe un test tout simple. Plongez-le dans un bol rempli d’eau froide. S’il reste au fond, il est frais ; s’il flotte à la surface, il faut le jeter.

Justine Dupuy

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