Méduse immortelle, escargot léopard : les espèces aquatiques les plus insolites

Publié le 14 juin 2018 à 10:08 Aujourd'hui | 469 vues

Pour les observateurs les plus curieux des fonds marins, voici un top de 10 espèces aquatiques insolites ! 

La méduse immortelle

La méduse “Turritopsis nutricula” serait le seul être vivant immortel au monde. Découverte pour la première fois par des chercheurs en biologie de l’université de Lecce, cette espèce rare est issue des Caraïbes, ne vit que dans les eaux profondes et ne mesure que 5 mm. La particularité de celle-ci est d’inverser son processus de vieillissement quand elle le souhaite. Face au stress, au manque de nourriture ou à la dégradation de ses fonctions organiques, la méduse peut décider de régénérer ses cellules et ainsi rester jeune pour des siècles durant. Pour perdurer, l’espèce est également capable de se reproduire, à la fois de manière asexuée grâce au bourgeonnement médusaire et de manière sexuée en produisant des gamètes. Dernièrement, elle se multiplie et se diffuse à travers les mers. Une propagation qui effraie la communauté scientifique. Celle-ci affirmait en 2015 craindre une “invasion silencieuse mondiale”. Une menace qui semble pourtant lointaine. Aujourd’hui la méduse représente une chance pour l’homme de goûter lui aussi un jour à l’immortalité biologique.

Le poisson qui ne dormait presque jamais

Le tétra aveugle est un poisson de 12 cm de longueur vivant dans les rivières du Mexique et du Texas. Une partie de l’espèce vit toutefois dans des grottes profondes et finit par y perdre ses yeux. Une particularité associée à une autre qui intéresse bien plus les chercheurs : leur capacité à dormir très peu, soit seulement 2 heures par nuit. Intrigués par cette spécificité, les chercheurs y voient la possibilité de trouver un remède pour les plus insomniaques d’entre nous. En effet, la faculté qui les tient éveillés est tout simplement biologique. Les cerveaux des poissons ont une molécule d’hypocrétine (: neurotransmetteur cérébral permettant le passage de certains types d’information utilisée au moment du sommeil) à un taux plus élevé que ceux vivant dans les rivières. La variation du taux d’hypocrétine influerait directement sur les besoins en sommeil d’une espèce animale ou même d’un individu. Par exemple, les humains atteints de narcolepsie (une maladie du sommeil) ont un déficit d’hypocrétine. Des points communs troublants.

La grenouille arlequin

Les grenouilles arlequins arborent de belles couleurs sur leur peau tels que le jaune, le vert, le orange ou encore le violet. Mais attention : si elles sont belles à regarder, elles sont surtout là pour nous mettre en garde. Les grenouilles arlequins utilisent en effet des couleurs pour prévenir de leur toxicité. Il ne faut surtout pas les toucher. Mesurant à peine plus de trois centimètres, on peut les trouver au cœur des forêts humides d’Amérique Latine où elles restent très proches des cours d’eau. Le réchauffement climatique altère toutefois le niveau des cours ce qui menace la survie de son habitat. Un péril de plus à affronter…

Le poisson mangeur de testicules

Le pacu est un nom choisit par les Amérindiens pour désigner différentes espèces de poissons dulçaquicoles qui vivent en Amérique du Sud. Semblant inoffensif, ce dernier est toutefois au centre d’une controverse à la sortie du documentaire River Monsters qui développe pour la première fois l’histoire d’attaques de pacus sur des hommes en 2011. En effet, des papous dans l’eau auraient eu leurs testicules mordues, voir arrachées, par les poissons pacus qui les auraient prises pour des noix, fruit à coque présent dans leur alimentation. Bien que le pacu soit végétarien, le risque pour les hommes de se faire mordre par le poisson est pris très au sérieux, même par le Muséum d’histoire naturelle du Danemark qui mettait en garde les baigneurs à ce sujet en 2013. Sortez couverts…

Le poisson à tête humaine

Vivant dans les abysses au large de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, le blobfish est doté d’un corps mou et gélatineux. Non comestible, en voie d’extinction et élu “poisson le plus laid du monde”, sa particularité est pourtant d’afficher un visage qui ressemble à celui d’un homme. Le blobfish se reproduit très lentement lorsqu’il n’est pas pêché par les humains pour être immédiatement jeté à la poubelle. Pour le moment, le poisson au visage ingrat a toutefois rarement été observé dans son milieu naturel.

Le crabe yéti

Le crabe yéti est un crustacé décapode vivant dans les profondeurs abyssales de l’océan Pacifique sud. Sa taille est de 15 centimètres de long, ses yeux sont atrophiés et de la soie recouvre ses pattes. Cette espèce hors du commun a été découverte pour la première fois en avril 2005 à 1.500 kilomètres au sud de l’île de Pâques par la mission du chercheur Robert Vrijenhoek. Il devient alors le pionnier d’une nouvelle famille, les Kiwaidae (de Kiwa signifiant divinité des nacres et crustacés dans la mythologie polynésienne). Une vraie beauté.

 

Le poisson à tête de serpent

Nommé “Channidae” ou “tête-de-serpent”, ce poisson d’eau douce de l’ordre des perciformes est issu à la fois de 26 espèces asiatiques et 3 d’Afrique. Carnivore, il est facilement reconnaissable par la forme de sa tête, ses grandes écailles plates sur le crâne et la position de ses yeux similaires à ceux d’un serpent. Le plus ? Ce poisson hors norme a également la faculté de se déplacer sur terre et même d’y respirer !

Le poisson sans mâchoire

Appelé le “lamproie” ou “pétromyzontide”, ce poisson ancien n’est pas doté d’une mâchoire mobile. Une particularité qu’il portait déjà il y a 360 millions d’années, une longévité qui en fait un représentant de la famille des vertébrés vivants les plus anciens. Véritable fossile vivant, le lamproie possède un corps cartilagineux recouvert d’une peau sans écaille maculée d’un mucus toxique et irritant. Ses dents acérées ressortent de sa bouche et peuvent vous effrayer. Gare à vous si vous le croisez sur votre chemin !

L’escargot de mer léopard

L’escargot de mer léopard, de son nom scientifique “cyphoma gibbosum”, est une espèce de mollusque gastéropode à la texture particulière. Vivant dans les eaux tropicales de la zone occidentale de l’océan Atlantique mais aussi au nord du Brésil et dans la mer des Caraïbes, il arbore une toison dorée aux motifs léopard qu’on ne peut pas rater. Au XVII et XIXème siècles, l’espèce servait même de monnaie d’échange entre les populations des Antilles. Un destin à part…

Le poisson aux lèvres pulpeuses

Le poisson chauve-souris, de son nom scientifique “ogcocephalidé”, vit dans les eaux profondes de l’Atlantique, de l’océan Indien et de l’ouest du Pacifique. Ces poissons peuvent vivre jusqu’à 1000 mètres de profondeur et le plus grand d’entre eux peut atteindre jusqu’à 50 centimètres de long. Sa particularité ? Un corps compressé à la forme de losange que l’on remarque au premier coup d’œil et des lèvres rouges très prononcées qui donnent un effet maquillé inoubliable.

Claire Lebrun

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