Noël : pourquoi déguste-t-on de la bûche ?

Publié le 24 décembre 2016 à 10:00 Aujourd'hui | 821 vues

Noël sans une bonne bûche, c’est comme Pâques sans les chocolats. Ce dessert très apprécié des Français se retrouvera sur presque toutes les tables samedi soir ou dimanche à midi. Mais au fait, savez-vous d’où vient cette tradition ? Ce qu’elle symbolise ?

Au chocolat, aux fruits rouges… La bûche de Noël est LE dessert que l’on déguste le 24 décembre au soir ou le 25 à midi. Ce week-end, de nombreux Français se régaleront de cette pâtisserie. Mais au fait, d’où vient cette tradition ? Difficile de dater avec précision. Certains historiens évoquent le Moyen Âge, d’autres pensent qu’elle remonte à quelques temps auparavant. Dans tous les cas, à ces époques, il ne s’agissait pas encore d’un gâteau mais d’une véritable bûche de bois que l’on faisait brûler dans la cheminée le soir du réveillon. Cette coutume symbolisait le fait que Jésus était né dans une étable, où il faisait froid, mais devait aussi porter bonheur pour le reste de l’année.

On choisissait ainsi une bûche assez grosse (coupée avant le lever du soleil) afin qu’elle puisse se consumer toute la nuit de Noël, voire  jusqu’à l’Épiphanie. Le bois devait être issu d’un arbre fruitier (symbole d’abondance) ou d’un chêne (symbole de robustesse). Le soir de Noël, la bûche était déposée par le maître de maison ou par le cadet et l’aîné, pour symboliser la transmission, puis bénite. Certaines familles renversaient un peu de vin ou d’huile sur la bûche en récitant des prières. Souvent, c’était les jeunes filles de la maison ou la mère de famille qui allumait la bûche avec les tisons de celle de l’année précédente. Dans certaines régions, lorsqu’elles l’éteignaient, les familles conservaient le reste de la bûche jusqu’au dimanche des Rameaux, soit une semaine avant Pâques. Les cendres étaient précieusement conservées. Selon les croyances, elles protégeaient la maison de la foudre, et permettaient d’éloigner les maladies, les mauvais esprits ou encore de favoriser les récoltes.

De la bûche au gâteau de luxe

Au fil des années, la bûche est devenue une pâtisserie. Elle serait apparue au 19e siècle. Certains attribuent la paternité de la bûche à un apprenti pâtissier de Saint-Germain-des-Près à Paris (1834). D’autres disent que le gâteau roulé est né à Lyon en 1860. La tradition veut que la bûche soit réalisée à base de crème au beurre. Désormais, on en trouve de toutes sortes : glacée, vegan, sans gluten, etc. Chaque année, de grands noms de la pâtisserie rivalisent d’ailleurs de créativité pour créer des bûches originales et aux saveurs étonnantes. Certains consommateurs n’hésitent pas à payer le prix fort pour finir leur repas de Noël en beauté et gourmandise. Par exemple, pour la bûche d’Anne-Sophie Pic, composée de cabines téléphoniques londoniennes, il faut compter 54 euros. Celle de Pierre Hermé, la “Bûche Comète” : 71 euros. Que ce soit chez un grand pâtissier ou dans une pâtisserie plus « classique », les prix de ce dessert sont tout de même assez élevés. Mais on se l’accorde : il n’y a rien de plus délicieux. Notre préférence va toutefois à la bûche glacée. Parfait pour rafraîchir les papilles et digérer un repas souvent très copieux.

Et vous, comment sera/était votre bûche de Noël ?

Marine VAUTRIN

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