Obsolescence programmée : bientôt un « indice de durée de vie » sur les produits

Publié le 13 février 2018 à 12:24 Aujourd'hui | 370 vues

Pour lutter contre l’obsolescence programmée, le gouvernement réfléchit à mettre en place « un indice de durée de vie » sur les produits high-tech et électroménagers. Celui-ci permettrait aux consommateurs de mieux connaître la durabilité des appareils en un clin d’œil.

Fini le temps des machines incassables. Plus la technologie progresse, moins nos appareils tiennent sur la durée. Les machines se réparent moins et moins facilement, nous obligeant ainsi sans cesse à réinvestir dans un nouveau produit. Une aubaine pour les fabricants, mais pas pour les consommateurs. Pour lutter contre l’obsolescence programmée, le gouvernement a donc eu une idée : apposer sur les appareils un « indice de durée de vie ».

Celui-ci ressemblerait à l’étiquette énergie. Chaque produit serait ainsi doté d’une note allant de un à dix en fonction de divers critères (robustesse, réparabilité). Cet indice permettrait ainsi aux consommateurs de voir en clin d’œil si la machine à laver, la télévision ou le grille-pain qu’ils s’apprêtent à acheter est facilement réparable et durable. Pour les marques, cela leur inciterait à fabriquer des appareils plus solides. Cette étiquette devrait apparaître dès le 1er janvier 2020. Dans un premier temps, elle sera apposée de manière volontaire, c’est-à-dire que les marques et les fabricants ne seront pas contraints de l’afficher. Mais à terme, l’objectif est de la rendre obligatoire.

« Agir pour allonger la durée de vie des produits, c’est lutter contre une double aberration, écologique et économique. Je travaille à trouver des solutions concrètes pour donner aux Français les moyens d’une consommation plus responsable et plus favorable à leur budget », a déclaré la secrétaire d’État Brune Poirson lors d’un déplacement dans un atelier de recyclage à Poitiers.

Une filière de réparation

Autre mesure : favoriser la filière réparation. Pour inciter les consommateurs à réparer leurs appareils, le gouvernement propose d’accorder aux artisans réparateurs une TVA réduite. Les coûts de réparation sont en effet souvent onéreux et il est parfois plus économique d’acheter un produit neuf. Selon une étude de l’Agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publiée en 2015, « dans 60% des pannes, le consommateur n’essaye pas de faire réparer son produit et il ne fait jamais réparer si le coût est supérieur à 30% du prix neuf ».

Une feuille de route sur l’économie circulaire doit être publiée par le gouvernement en mars. La semaine dernière, la secrétaire d’État avait aussi évoqué le retour de la consigne pour les bouteilles en plastique et les canettes.

Marine VAUTRIN

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