Les paillettes, ces oubliées de la pollution marine

Publié le 5 décembre 2017 à 12:14 Aujourd'hui | 386 vues

Star des fêtes, les paillettes sont dans le viseur des scientifiques. Ces petites particules de plastique représentent un danger pour les océans, les animaux marins qui les ingèrent, et à terme, pour l’Homme.

Pour lutter contre la pollution des océans, les initiatives se multiplient. En France, les sacs en plastique fins à usage unique ne sont par exemple plus distribués aux caisses des grandes surfaces, des petits commerçants et des marchés. De même pour ceux des rayons fruits et légumes. À compter du 1er janvier 2018, ce seront les microbilles de plastique dans les produits d’hygiène (gels douche, savons, dentifrices) qui seront interdites. Une mesure prise également par le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande. Mais qu’en est-il des paillettes ?

Grandes oubliées, ces particules scintillantes, composées de plastique et d’aluminium liés avec du polytéréphtalate d’éthylène (PET), ont aussi un effet néfaste sur l’environnement, et plus particulièrement sur les océans. « Quand les gens pensent aux paillettes, ils pensent aux fêtes et aux tenues pailletées. Mais les paillettes sont présentes dans des produits que l’on utilise quotidiennement et auxquels on ne pense pas autant, comme les palettes de maquillage », explique l’anthropologue de l’environnement néo-zélandaise Trisia Farrelly à The Independent. Pour cette dernière, les paillettes devraient, elles aussi, être purement interdites.

Un danger pour la faune et la santé

Ces minuscules bouts de plastique (moins de 5 millimètres) peuvent traverser les systèmes de filtration d’eau. Lorsqu’elles atterrissent dans les océans, celles-ci finissent par être ingérées par les poissons et les mammifères marins, s’intégrant ainsi peu à peu dans la chaîne alimentaire. Selon Trisia Farrelly, lorsque l’aluminium et le polytéréphtalate d’éthylène se décomposent dans l’organisme, ces derniers libèrent des substances chimiques qui peuvent perturber le fonctionnement hormonal. Ces produits ont été associés à l’apparition de cancers et de maladies neurologiques.

En attendant leur interdiction, une véritable prise de conscience doit être faite, notamment de la part des fabricants. « Je suis fatiguée d’entendre que les consommateurs doivent être responsables et éviter de consommer ce type de produit. C’est littéralement impossible. C’est aux producteurs d’être responsables et de proposer des alternatives plus sûres, non toxiques et durables », souligne l’anthropologue. Certaines enseignes ont déjà remplacé les paillettes. Parmi elles, la marque Lush qui intègre dans ses produits des paillettes biodégradables.

Les microplastiques sont un fléau pour l’environnement. Selon une étude du professeur Richard Thompson, un scientifique britannique cité par The Independent,  un tiers de tous les poissons capturés au Royaume-Uni en contenaient. 51 billions de fragments microplastiques se trouveraient dans les océans. Sacs en plastique, emballages alimentaires, pailles, microbilles de plastique, paillettes… Ces déchets mettent en péril notre planète, et à terme, notre santé. Il y a urgence.

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Marine VAUTRIN

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