Des producteurs mieux rémunérés grâce à la “Banane Française Équitable”

Publié le 1 mars 2018 à 15:11 Aujourd'hui | 1260 vues

À l’occasion du Salon International de l’Agriculture, l’Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN) a annoncé le 27 février 2018 le lancement de la “Banane Française Équitable”.

Quand vient la saison des bananes, il n’est pas rare de voir des bouquets de trois, quatre, cinq ou six bananes entourées d’un ruban bleu blanc rouge dans le commerce. Lancé il y a trois ans par l’Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN) à l’occasion du Salon de l’Agriculture, celui-ci permet d’éviter d’en arracher une ou deux et garantit l’origine de ce fruit vendu à la pièce et non au kilo. Le code-barres est également présent sur ce ruban, permettant ainsi aux consommateurs d’aller directement à la caisse sans avoir à les peser.

Désormais, les clients pourront trouver sur les étals une nouvelle certification. En présence du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert et de la ministre des Outre-mer Annick Girardin, l’Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique a lancé le 27 février dernier, lors du Salon International de l’Agriculture, la “Banane Française Équitable”. “Cette initiative s’inscrit dans le processus de valorisation de notre production engagée depuis plusieurs années”, a déclaré Éric de Lucy, président de l’UGPBAN. Il s’agit d’une sous-segmentation de la “Banane Française” actuelle. L’UGPBAN s’est donc associée à des petits producteurs qui produisent moins de 500 tonnes de banane par an et dont l’exploitation s’étend sur moins de cinq hectares en moyenne. Ces dernières représentent plus des deux tiers des adhérents de l’UGPBAN. À cette occasion, Daniel Nouvet et Sandra Bartel de Martinique et Claudy Behary et Damien Frair de Guadeloupe, quatre producteurs de “Banane Française Équitable”, ont présenté leurs produits.

Garantir un prix fixe aux producteurs

Concrètement, les bananes seront vendues cinq centimes de plus que les “Bananes Françaises”, soit 50 centimes au lieu de 45. Cela permettra d’assurer un prix fixe aux producteurs toute l’année. “Nous fonctionnons en coopératives. Pour aider les producteurs, nous établirons des contrats sur la durée”, ce qui permettra de sécuriser l’activité de celles et ceux qui voudront se lancer dans la “Banane Française Équitable”, a indiqué Philippe Ruelle, directeur de l’UGPBAN. S’ajoute à cela une prime annuelle pour tous les agriculteurs. Ces derniers devront choisir à quoi elle servira : avancée vers les objectifs d’agroécologie, achat de matériel en commun, etc. Au total, cela représente “une rémunération garantie de +40% entre l’augmentation du prix d’achat et la prime pour le financement d’actions collectives”, explique l’UGPBAN sur son compte Twitter. L’Union souhaite ainsi produire 10 000 tonnes de “bananes équitables” d’ici deux ans. Les premières seront en vente à partir de mai. Il s’agira des premières bananes post-cyclone Maria qui, en septembre dernier, a détruit près de 90% des bananiers de Guadeloupe et 50% à 60% de Martinique.

Une annonce qui n’est pas sans rappeler celle de Monoprix. Le 15 février dernier, l’enseigne de la grande distribution a expliqué qu’elle ne commercialisera plus qu’une seule référence de banane dans l’ensemble de ses magasins, à savoir des bananes bio et issues du commerce équitable. Le but est de s’assurer que les producteurs perçoivent un revenu décent. Labellisées Fairtrade/Max Havelaar, elles seront vendues à 1,99 euro le kilo, “soit au même prix que l’était jusqu’à présent la banane conventionnelle”, explique Monoprix dans un communiqué.

 

Marie Bascoulergue

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