Ce qu’il faut retenir du “plan climat” de Nicolas Hulot

Publié le 6 juillet 2017 à 16:14 Aujourd'hui | 309 vues

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, a présenté ce jeudi 6 juillet son “plan climat”. L’objectif : réduire l’empreinte carbone de la France. 

Édouard Philippe avait dévoilé certaines grandes lignes pour l’écologie et l’environnement lors de sa déclaration devant l’Assemblée nationale. Mais ce mardi 6 juillet, Nicolas Hulot est rentré plus dans les détails en dévoilant son “plan climat”. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a précisé les leviers d’actions que le gouvernement souhaite mettre en place. Ce plan se place dans la continuité de l’Accord de Paris. Au programme : la fin des nouveaux permis d’exploitation d’hydrocarbures, la convergence de la fiscalité essence et diesel avant 2022, la fin de la commercialisation des voitures diesel et essence en 2040, la montée en puissance de la fiscalité et la division par deux des déchets mis en décharge d’ici 2025.

“Il y a énormément de choix à faire qui ne seront pas forcément compréhensibles si on ne les inclut pas dans une vision de long terme”, a précisé Nicolas Hulot. Celui-ci assure “ne pas chercher la reconnaissance mais l’efficacité”. Le ministre souhaite en premier lieu rendre l’Accord de Paris sur le climat irréversible. Mais surtout, il souhaite que la France impose son leadership mondial en matière d’environnement. Réponses Conso vous donne les points-clés de ce plan qui comporte 23 grands axes.

La fin de la vente des voitures essence et diesel en 2040

C’est un objectif et une mesure ambitieuse que Nicolas Hulot a annoncé ce matin. Le ministre souhaite mettre fin à la vente de véhicules diesel et essence d’ici 2040. Cet objectif est “lourd”, mais il est la meilleure “manière de lutter contre la pollution”. Le ministre veut en faire “une véritable révolution”.

Le gouvernement souhaite aussi créer une nouvelle prime afin d’aider les ménages modestes à remplacer leurs vieux véhicules par un propre. “On va accélérer le développement des aides pour l’achat de voitures moins polluantes, à destination des ménages les plus modestes”. Le ministre a annoncé “une prime de transition pour remplacer un diesel datant d’avant 1997 ou essence d’avant 2001 par un véhicule plus propre neuf ou d’occasion”.

Éradiquer la précarité énergétique

Pour le ministre de la Transition écologique, il est important de s’occuper des “passoires thermiques”, bâtiments mal isolés et consommant trop d’énergie. Ceux-ci doivent être éradiqués dans les dix années à venir. “Dans ce délai de dix ans, on va faire disparaître tout ce qu’on appelle les passoires thermiques. Le sujet de l’efficacité énergétique est un sujet où tout le monde gagne et dont la rentabilité n’est pas compliquée à démontrer. Je considère que ce ne sont pas des dépenses mais des investissements”, a-t-il indiqué.

Nicolas Hulot ne compte pas s’arrêter là. Il tient aussi à éradiquer “complètement la précarité énergétique. Le gouvernement va proposer à tous les Français modestes un diagnostic, aux locataires et propriétaires en situation de précarité énergétique qui ont du mal à se chauffer”.

En finir avec le charbon

L’un des objectifs phares de son plan est la fin du charbon et la fermeture des centrales d’ici 2022. Actuellement, il reste quatre usines à charbon en France. Nicolas Hulot annoncera très prochainement la création d’un contrat de transition. Celui-ci prévoira des négociations entre les syndicats et les industriels afin de créer les emplois de demain. La France devrait devenir l’un des premiers pays industrialisés sans charbon.

Le gouvernement souhaite favoriser le développement des énergies renouvelables, en prévoyant des appels d’offres permettant d’atteindre l’objectif de 32% d’énergies renouvelables en 2030. Nicolas Hulot souhaite encourager l’éolien terrestre et marin ainsi que l’énergie solaire et l’utilisation de la biomasse pour produire de la chaleur. Des mesures seront prises pour simplifier le développement des énergies en mer, de la géothermie et de la méthanisation.

L’économie circulaire

C’est l’économie circulaire qui permet en grande partie de réduire les déchets et les flux de matières premières et d’énergie. Le ministre a d’ailleurs qualifié l’économie circulaire comme “une révolution industrielle majeure, source de compétitivité et d’innovation”. Pour aider les entreprises et en particulier les PME à agir pour le climat, l’État proposera une aide aux petites entreprises qui souhaitent faire des économies de matières et d’énergie.

Le gouvernement publiera une feuille de route pour l’économie circulaire en 2018 intégrant les principales mesures qui pourront être prises en faveur de ce développement. L’objectif est d’arriver à 100% de plastique recyclé d’ici 2025 et ce, sur l’ensemble du territoire. Le ministre souhaite aussi diviser par deux les déchets mis en décharge.

“Ce Plan climat appartient à tous les Français. Nous les associerons à son suivi et permettrons aux Français de participer au premier budget participatif sur le climat, et ainsi de donner leur avis sur les politiques que nous engagerons. Il trouvera sa prolongation dans le grand plan d’investissement annoncé par Emmanuel Macron, dont la transition écologique sera une priorité. L’Accord de Paris pour tous, c’est notre mission, c’est notre vision, parce que nous n’avons qu’une planète, nous avons un plan”, a conclu le ministre de la Transition écologique et solidaire.

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Alice Glaz

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