Tatouages : encore trop d’anomalies de composition et d’étiquetage

Publié le 4 décembre 2017 à 10:00 Aujourd'hui | 136 vues

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) alerte sur les produits de tatouage et de maquillage permanent. Bien que la qualité des substances utilisées s’améliore, des anomalies de composition et d’étiquetage ont été constatées. 

En France, de plus en plus de personnes se font tatouer. Selon la DGCCRF, ils seraient 6,5 millions à avoir déjà franchi le cap (soit 10% de la population et 20% chez les 25-34 ans) et 13% envisagent de le faire. Face à cet engouement, la DGCCRF a décidé, fin 2012, d’effectuer des contrôles dans ce secteur. En 2016, la Répression des fraudes a réalisé une seconde enquête, dont les résultats ont été publiés le 30 novembre dernier. Cette investigation avait pour but de contrôler la qualité et la sécurité des produits ainsi que l’information délivrée aux consommateurs. Au total, 85 établissements ont été visités, dont dix de fabrication ou d’importation de produits, six distributeurs et/ou grossistes, quatre salons d’esthétique, 54 salons de tatouage et 11 salons de tatouage/piercing et/ou maquillage.

Des produits dangereux

La Répression des fraudes a passé au crible 92 produits parmi lesquels 32 ont fait l’objet d’un prélèvement pour analyses. L’enquête a démontré qu’en 2016, une “nette amélioration” avait été faite sur la qualité des produits commercialisés. Malgré tout, elle a pointé du doigt des anomalies dans la composition de certains produits. Ces derniers comportaient “une ou plusieurs substances non autorisées ou non mentionnées dans la liste des ingrédients”. Concrètement, 14 produits ont été qualifiés de dangereux. Des erreurs d’étiquetage ont également été constatées. D’ailleurs, 50 produits sur 92 contrôlés présentaient des anomalies d’étiquetage. Parmi lesquelles “l’absence d’adresse du responsable de la première mise sur le marché (RPMM), l’absence de la mention “à utiliser avant fin… ” précédant la date de durabilité, l’absence ou la rédaction dans une langue étrangère de la mention “stérile” ou l’indication des précautions d’emploi dans une langue autre que le français”.

Sur les 85 établissements visités, les enquêteurs de la DGCCRF ont adressé 89 avertissements à cause des problèmes d’étiquetage, sept injonctions concernant le retrait du marché de produits de tatouage périmés ou sans la mention “stérile” et trois procès-verbaux. Ces derniers portaient sur la détention de produits non stériles, sur une tromperie sur les risques liés à la prestation de service et sur une tentative de tromperie sur la “date de péremption des produits dépassés”. Enfin, quatre notifications ont été faites au réseau RAPEX (système d’alerte rapide de l’Union européenne pour les produits dangereux non alimentaires) et une mesure de police administrative a été rédigée. Elle était “motivée, d’une part, par l’absence de détention et de mise à disposition des dossiers d’information sur les produits et d’autre part, par l’absence de notification des informations obligatoires”. Pour la DGCCRF, il est donc nécessaire de “maintenir une pression de contrôle régulière sur ce secteur.”

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Marie Bascoulergue

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