Zéro déchet semaine 2 : et minou dans tout ça ?

Publié le 20 février 2018 à 9:54 Ma vie zéro déchet | 504 vues

Passer au zéro déchet, telle est l’ambition de Marine. Depuis quinze jours, elle fait la chasse à ses détritus. Cette semaine, elle vous parle de la difficulté à réduire ses ordures lorsque l’on a un animal de compagnie.

« Miaou, miaou, miaaoooouuu, miaaaaaouuuuuuuuu. » Ces petits miaulements insistants ne venaient pas de mon compagnon me demandant de lui gratter le dos, mais de ma chatte qui criait famine. Que celles et ceux qui ont l’esprit mal tourné s’arrêtent tout de suite, lorsque je parle de ma chatte, je parle de Ineka, une petite minette de cinq ans qui a le pelage gris, des yeux verts et un bidon tout mou et tombant. Ça, on ne peut pas vraiment lui en vouloir, c’est le véto qui lui a fait une poche de kangourou lorsqu’il lui a enlevé toute chance d’avoir des chatons, #mondecruel. Après lui avoir donné ses croquettes, je me suis alors rendu compte que je ne faisais rien la concernant. Depuis deux semaines, j’achète le maximum en vrac, j’utilise des contenants réutilisables lorsque je vais chez le fromager, le boucher et le traiteur, je composte mes déchets organiques, je cuisine tout, j’apporte mon déjeuner au bureau, etc. Mais pour elle, rien de rien. Comme je vous l’ai évoqué la semaine dernière, la cuisine est ma première mission dans cette aventure zéro déchet. Sa gamelle étant dans cette pièce, j’avais donc décidé de m’attaquer au problème de minou qui engloutit chaque semaine, voire plus, un paquet de croquettes au lapin. Oui, Madame a ses préférences. Sans oublier les barquettes de terrine qui puent le rat crevé. Je sais, ces produits industriels sont mauvais pour les animaux mais mon chat non végane les raffole. Câlins et séances de léchage à gogo. Cela rend heureuse Ineka mais pas ma poubelle et l’environnement. Les emballages de ces produits ne sont pas recyclables.

Croquettes en vrac

La solution ? Acheter les repas de ma boule de poils en vrac, comme moi. Après avoir fait le Bio c’ Bon et le Naturalia de mon quartier, j’ai vite compris que ce serait la galère. J’ai même tenté l’animalerie, paradis des jouets en plastique, au bout de ma rue. Vous auriez vu la tête de la responsable de la boutique quand je lui ai demandé si elle proposait des croquettes en vrac. Après quelques recherches sur Internet, j’ai finalement découvert que le réseau Day by Day offrait cette possibilité. À Paris, il existe trois boutiques, dont une située non loin de chez moi dans le XVe arrondissement. Je dois vous avouer que je n’ai pas encore eu le temps d’y aller mais ce magasin, s’il propose des croquettes en vrac, me sauvera. Pour trouver une boutique près de chez vous, n’hésitez pas à aller sur le site de Day by Day. En attendant, l’idéal consiste à acheter un grand sachet de plusieurs kilos qui tiendra plusieurs semaines et, bien évidemment, de délaisser les pâtées. Désolée Ineka, régime sec pour toi. « Sinon, tu peux cuisiner pour elle ? », m’avait lancé une collègue. Comment ? Faire la popote pour mon chat ? Cette idée est loin d’être folle d’autant que de nombreux ouvrages distillent des recettes pour matous, comme « Recettes pour mon chat et moi » de Véronique Aïache et Laura Zuili, des Éditions Marabout. Mais de là à s’y coller, je passe mon tour. J’aime Ineka mais il ne faut pas pousser le bouchon trop loin Maurice. Elle se contentera de finir mes restes de purée de légumes, qu’elle aime tant. Cuisiner pour mon chat afin de réduire mes ordures, non. Et c’est là ma première limite dans mon parcours vers le zéro déchet. Je vais me contenter des croquettes en vrac.

Litière végétale

La problématique de la nourriture étant (presque) résolue, je me suis aussi alors attaquée à la litière. Je vis en appartement et Ineka ne peut avoir le loisir de faire ses besoins dans les fleurs. J’ai donc troqué la litière gel de silice pour la végétale à base de copeaux de bois. Seul souci, je ne pourrais pas la mettre dans le compost. Je rappelle que je vis en appartement et non au château de Versailles. Et je ne me vois pas non plus apporter les déjections de minou chez mes parents qui ont eux un grand jardin. Mais c’est déjà ça. Dans le commerce, on en trouve facilement, même Carrefour en propose depuis peu sous sa propre marque. Sa litière « green » est séduisante : très fort taux d’absorption, 100% compostable, 100% naturelle, propriétés agglomérantes et certification PEFC (un label qui assure que le bois provient de forêts gérées durablement). Parmi les autres marques : Cat’s Best et sa litière végétale 100% biodégradable et valorisable en tant que déchets. Elle peut être incinérée pour produire de la chaleur, servir de compost pour nourrir les plantes du jardin et, selon la marque, se jeter aux toilettes par petites quantités. Pas sûr que les canalisations apprécient… Bref, pour rendre son chat écoresponsable, il y a du choix. Et de la litière en vrac ? Je ne l’ai pas trouvée. Si quelqu’un connaît un bon plan, je suis preneuse.

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’un ou plusieurs chiens vous pouvez aussi opter pour les croquettes en vrac ou bien pour des grands sachets de plusieurs kilos. Pour leurs besoins, pas de changement. Pensez à ramasser leurs déjections dans des sacs biodégradables.

Sur la bonne lancée

Concernant mon avancée, cette semaine a été très positive. Je me suis mieux organisée et j’ai glissé un kit « de survie » dans mon sac pour dégainer une poche en tissu et un Tupperware au cas où. J’ai aussi acheté un extracteur de jus pour faire mes propres boissons du matin. À moi les vitamines et le bon goût d’un VRAI jus de pomme. Autre victoire à mon actif : j’ai parlé au restaurant de pâtes en bas de la rédaction d’apposer le sticker de Zero Waste Paris « Ici, sacs à vrac & boîtes propres acceptés ». Ils ont adoré le principe et colleront sûrement l’autocollant sur la vitrine. C’est qui la winneuse ? Du côté de ma poubelle, je ne l’ai toujours pas jetée. On y trouve des sachets de croquettes, des pots de yaourt, le plastique du papier toilette, le pot de crème fraîche, les emballages de mes pâtes brisées et feuilletées et de mes Granola, du papier sulfurisé, le filtre de mon aspirateur et le papier qui était dans la boîte de mes nouvelles baskets. Quelle gourde, j’avais oublié de les faire retirer en magasin. La prochaine fois, quand mon compte en banque me le permettra, j’y penserai.

Cette semaine, je continue mes efforts. Rendez-vous mardi prochain.

Marine VAUTRIN

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