55 000 tonnes de vieux pneus ont été éliminées en neuf ans

Publié le 22 novembre 2017 à 12:25 Aujourd'hui | 918 vues

L’Association pour la résorption des stocks historiques de pneumatiques usagés, Recyvalor, a annoncé, ce mercredi 22 novembre 2017, avoir achevé sa mission. En neuf ans, elle a éliminé plus de 55 000 tonnes de vieux pneus.

Avant de pendre la route, il est vivement conseillé de vérifier l’état de ses pneus. Ces derniers, quand ils sont trop usés, finissent souvent dans des décharges et s’entassent au fil du temps. Composés majoritairement de caoutchouc, ils sont rarement recyclés ou simplement détruits. C’est pourquoi, l’association pour la résorption des stocks historiques de pneumatiques usagés, Recyvalor, a été créée en 2008 sous l’égide du Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement des Territoire. Le but était de faire disparaître les stocks de vieux pneus en France.

Ce mercredi 22 novembre 2017, la présidente de l’association Bénédicte Barbry a annoncé à l’AFP que la mission de Recyvalor venait de prendre fin. En neuf ans, « nous avons traité 54 sites, soit 55.000 tonnes de vieux pneus », a-t-elle précisé. Ce qui représente un peu moins de 7 millions de pneus. Le dernier chantier se trouvait à Lachapelle-Auzac (Lot), où ne se trouvaient pas moins de 25 000 tonnes de vieux pneus. Après cinq ans de travaux et une pause faute de moyens, « il n’y a plus de pneus sur la décharge », a assuré à l’AFP Ernest Maury, le maire de la ville.

Des pneus réutilisés dans la cimenterie ou comme granulat

C’est grâce à des volontaires du secteur privé et public, ainsi qu’aux acteurs de la filière pneumatique, que l’objectif de Recyvalor a pu être atteint. Le problème de ces vieilles décharges est apparu dans le milieu des années 2000 après la création d’une réglementation pour le traitement des pneus usagés. Malheureusement cela ne réglait pas le problème des stocks déjà existants. En cause : « des collecteurs peu scrupuleux », explique Bénédicte Barbry.

L’association s’est rendue dans plusieurs dizaines de décharges dont Gien (Loiret), Sérignac (Lot), Nîmes (Gard), Souillac (Tarn-et-Garonne) ou encore Râches (Nord), pour ne citer que ces villes. Pour éliminer ces déchets, l’association a dû débourser 8,3 millions d’euros. Cet argent a permis de nettoyer l’entrée et les abords du site, compter et identifier les lots de pneus usagés à enlever puis les trier et les préparer à être revalorisés. Chaque pneu a été réutilisé à hauteur de 70% comme combustible, principalement dans la cimenterie. Les 30% restants ont servi dans des chantiers de travaux publics comme la construction de murs de soutènement ou de remblais ou ont été reconditionnés en granulat.

Marie Bascoulergue

Surprise

Perpète : quand le prêt-à-porter pour enfant pense à la planète

> Toutes les vidéos

Rappel de produit

> Tous les rappels de produit

Sur le même thème