À Bruxelles, il faut payer une taxe pour danser

Publié le 29 novembre 2016 à 17:45 Pop culture | 1037 vues

Un bar bruxellois s’est vu demander de payer 40 centimes d’euros par danseur. Ce n’est pas une blague. Un arrêté communal impose une taxe aux établissements qui font danser leur clientèle.

La taxe sur les «parties de danse », vous connaissez ? La semaine dernière, le Bonnefooi, un bar du centre-ville de Bruxelles, a reçu la visite d’un inspecteur de la commune qui lui a demandé de payer cette taxe. « L’inspecteur a expliqué que la taxe était basée sur le nombre de gens qui dansent », a raconté Nicolas Boochie, programmateur du Bonnefooi, au site Bruzz. Elle est de 40 cents par personne participant ou assistant à la soirée.

Il a évidemment cru à une blague mais cet impôt plutôt original existe vraiment. Cette taxe date depuis les années 1950 mais elle a été actualisée en 2014. L’arrêté est entré en vigueur le 1er janvier 2015. Il est précisé que  » les parties de danse habituelles génèrent des dépenses supplémentaires pour la Ville notamment en matière de sécurité, de tranquillité publique et d’ordre public », « il est donc légitime de financer une partie de ces dépenses par un règlement de taxe ».

2 000 euros par an

Les 40 centimes demandés ne sont pas énormes mais au bout de plusieurs soirées, la somme peut être très importante. L’inspecteur a effectué une moyenne de 50 personnes un soir de week-end, ce qui fait 160 euros par mois. Au total, le bar devra s’acquitter de 2 000 euros chaque année. « Personnellement, je préférerais donner cet argent aux artistes qui viennent jouer chez nous », déplore Nicolas Boochie qui s’interroge aussi sur la définition d’une danse : « est-ce que lever les bras en l’air, c’est considéré comme un pas de danse ? »

Reste que l’établissement n’a jamais payé cette taxe, contrairement à d’autres lieux. « La Ville assume de faire respecter son règlement », a indiqué le cabinet de Philippe Close, échevin à la Ville de Bruxelles et député bruxellois PS, à Le Soir. Toutefois, le Bonnefooi n’a pas perdu son humour. Sur la porte du bar, on peut désormais lire « Danse interdite ».

Justine Dupuy

  1. Il faut être con pour inventer une chose aussi débile que jamais !

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