Ademe : la France doit réduire sa consommation d’énergie de 30% d’ici 2035

Publié le 23 mai 2018 à 11:15 Aujourd'hui | 954 vues

Selon un rapport de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) publié le 22 mai 2018, la France doit réduire sa consommation d’énergie de 30% d’ici à 2035 et accélérer l’essor de ses énergies renouvelables.

En 2015, le bilan énergétique de la France s’établissait à 45,7% pour l’utilisation du pétrole et à 2,4 % pour le charbon. Polluantes et obsolètes, les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) doivent pourtant laisser place aux énergies plus écologiques le plus rapidement possible. Pour les remplacer, les projets en faveur des énergies renouvelables se multiplient à travers le monde. Recyclage de l’eau, voiture électrique, énergie solaire… autant d’initiatives pour contrer le réchauffement climatique et aller vers un environnement durable. Depuis mars dernier, un débat public est lancé sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) afin d’aboutir à une feuille de route énergétique pour les périodes « 2019-2023 » et « 2024-2028 ». Dans ce cadre, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) publie son cahier d’acteur issu de son plan « Vision 2030-2050 ». Dans la liste de ses mesures, l’organisme prévoit « une transition énergétique ambitieuse avec une baisse de la consommation d’énergie de 30% d’ici à 2035 et une augmentation de la production d’énergie renouvelable de 70% d’ici à 2028 ». Les énergies renouvelables impliquent pour l’agence la production d’énergie verte. Elle met dès lors en avant « le développement des pompes à chaleur et de la biomasse pour réduire les émissions de Co2 liées à la production de chaleur, la poursuite de l’essor de l’éolien, de l’électricité solaire et la méthanisation pour produire du biogaz ». Des objectifs qui suivent la loi de 2015 sur la transition énergétique qui vise la baisse de la part du nucléaire et des émissions de gaz à effet de serre.

La part des énergies renouvelables pourrait doubler d’ici 2028

Concrètement, les objectifs énergétiques pour 2030 visent la réduction de 40% des gaz à effet de serre et de 30% de la consommation d’énergie fossile. L’augmentation de la part des énergies renouvelables est fixée à 40% dans la production d’électricité, 38% dans la consommation de la chaleur, 15% dans celle de carburant et à 10% pour le gaz. En 2025, la part du nucléaire dans la production d’électricité est quant à elle située à 50%. L’agence propose également des mesures applicables directement avec par exemple un fonds vélo pour multiplier son usage d’ici à 2020. Avec un effort conséquent de la part des entreprises, « la part des renouvelables dans la consommation d’énergie pourra doubler en 2028 par rapport au niveau actuel d’environ 16% ». Dans cette optique, le ministère de la Transition écologique soutient le développement des énergies renouvelables. Il vise en 2030 « une transition à 32% d’énergies renouvelables et 100% d’ici à 2050 ». À cet effet, l’agence identifie les cinq filières clés de notre consommation énergétique telles que la biomasse forestière, les appareils domestiques de chauffage au bois qui réduisent la pollution de l’air, l’éolien, la photovoltaïque et le biogaz.

Jusqu’à 340.000 emplois créés en 2035

Elle souligne les bénéfices liés au développement des énergies renouvelables avec notamment la création d’emplois. « À l’horizon 2035, l’ADEME évalue ainsi que la trajectoire qu’elle propose induira la création de 340.000 emplois localisés pour une majeure partie sur les territoires » souligne Arnaud Leroy, président de l’Agence. La même année, l’énergie des océans pourrait créer jusqu’à 40.000 emplois. Déjà en 2015, « les énergies renouvelables représentent 80 000 emplois directs générés par des activités industrielles stables et de plus en plus d’emplois pérennes et non délocalisables liés à la maintenance des systèmes ». Aussi, « le déficit de la balance commerciale lié à l’importation d’énergie pourrait être réduit de 60% en 2035 ». Cette même année, les revenus disponibles pour les ménages devraient être d’environ 7,5% supérieurs à ceux actuels.

 

Claire Lebrun

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