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Alcool : Il est temps de récupérer vos capacités intellectuelles

Publié le 8 février 2019 à 18:05 Aujourd'hui | 528 vues

Des chercheurs californiens ont déterminé que les dommages liés à l’alcool ne seraient pas tous irréversibles. L’abstinence serait même une solution pour retrouver un certain nombre de capacités cognitives.

Qui ne regrette pas le(s) verre(s)(la bouteille, le fût, le tonneau) de trop de la veille en sentant son estomac s’auto-dissoudre, des gouttes d’éthanol perler sur la totalité de la surface de sa peau, le cheveu sec se diffracter et former sur sa tête un fagot de paille peu gracieux ? Tourner définitivement la page de ce type d’épisode désagréable et somme toute assez régulier pourrait vous faire du bien au niveau physique et bien sûr mental. À cet égard, il est plus difficile pour les scientifiques de dire ce qui se déroule dans le cerveau d’un consommateur d’alcool que dans le reste de son corps où certains effets sont déjà visibles à l’œil nu. 

En France, nous sommes 10 % à avoir un problème avec l’alcool et contrairement à ce que l’on entend parfois il n’y a aucun bénéfice physique lié directement à la boisson. Les effets positifs recensés dans le vin par exemple seraient davantage liés au raisin plutôt qu’à l’éthanol en tant que tel, et bien sûr tout excès régulier laisse des traces dans notre organisme. 

L’alcool des dommages réversibles… et irréversibles

Une récente étude californienne vient rassurer les amateurs de soirées arrosées : adopter une petite cure de désintox aurait des bénéfices rapides et efficaces sur notre corps, dont il serait dommage de se priver. Timothy Durazzo et Dieter Meyerhoff, deux chercheurs de San Francisco, ont en effet opéré des études par IRM pour étudier le phénomène d’une abstinence soutenue sur le cerveau.

Ainsi, les IRM menées par l’équipe des deux scientifiques ont permis de découvrir chez les consommateurs d’alcools un volume de cortex plus bas par rapport à l’échantillon de personnes n’en consommant pas. Pas de panique ! Ces mêmes IRM indiquent que le phénomène est réversible. Au bout d’une semaine à un mois d’abstinence, le cerveau commence à retrouver sa taille normale. Seul l’hippocampe subit des dommages irréversibles, cette partie du cerveau permet la mémorisation et la création de souvenir. Par conséquent, un an d’abstinence ou de quasi-abstinence peut permettre de récupérer un volume de cortex cérébral normal améliorant vos capacités intellectuelles, votre sensibilité ainsi que votre adresse globale.

hippocampe

L’hippocampe, lieu des souvenirs

Les femmes ont changé leur rapport à l’alcool

L’étude s’est basée sur un échantillon de 85 personnes considérées comme alcooliques à plusieurs périodes après leur consommation d’alcool et un panel de non-buveurs ou quasi-non-buveurs. Les personnes considérées comme dépendantes ont consommé 204 verres d’alcool par mois au cours des 8 dernières années pour les hommes et 108 verres par mois durant les 6 dernières années pour les femmes. Une différence de traitement selon le sexe que l’on explique par le fait que les femmes éliminent globalement moins rapidement l’alcool que les hommes selon l’étude et que les effets sur le cerveau sont plus importants pour elles. 

Pour autant, avec l’évolution de la société, les femmes ont changé leur consommation d’alcool depuis 100 ans et alors que les hommes avaient trois fois plus de chances de devenir alcooliques il y a un siècle, on ne note pas de différence réelle entre les sexes aujourd’hui. 

 

Martin Dawance

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