Charente-Maritime : un ingénieur a mis au point un plastique végétal 100 % biodégradable

Publié le 13 octobre 2017 à 16:54 Demain | 1537 vues

Nicolas Moufflet, un ingénieur installé à Saintes en Charente-Maritime, a mis au point un plastique végétal, et donc 100% biodégradable, compostable et recyclable.

Le plastique est un fléau pour l’environnement. Chaque année, près de 20 millions de tonnes de déchets plastiques (sacs, bouteilles) seraient abandonnées dans la nature où ils mettent des siècles à se dégrader. Et la plupart de ces détritus finissent malheureusement dans les océans, contaminant les eaux et tuant des milliers d’oiseaux et mammifères marins. Heureusement, certains se creusent les méninges pour trouver des alternatives au plastique. Parmi eux : Kevin Kumala, un Indonésien qui a créé un sac entièrement biodégradable à base de manioc, un arbrisseau des régions tropicales dont la racine fournit une fécule alimentaire. Son sac serait tellement écolo, qu’il pourrait même être ingéré ! En France, en Charente-Maritime plus précisément, Nicolas Moufflet, un ingénieur de 41 ans, a lui mis au point un plastique végétal 100% biodégradable, compostable et recyclable.

Un procédé breveté

Son entreprise Lyspackaging, fondée en 2015, commercialise des bouteilles et flacons. Ses produits sont « sans une seule goutte de pétrole ». Pour son plastique, l’ingénieur utilise la bagasse, un déchet de la canne à sucre. « J’ai développé spécifiquement des granulés de bagasse optimisés pour recevoir des aliments », explique-t-il au Parisien. Son procédé, breveté et secret, reste pour l’heure unique au monde, précise le quotidien. D’autres produits naturels pourraient d’ailleurs être adjoints comme des noyaux d’olive broyés, des roseaux, des pépins de raisin, des coquilles de crustacés, des déchets de céréales ou de légumes. « Nous allons attaquer une bonne dizaine de nouveaux coproduits ! Leur quantité varie de 1 à 20%, cela dépend du rendu que l’on veut obtenir », indique-t-il. On pourrait par exemple retrouver des bouteilles d’huile d’olive en noyaux d’olive.

Évidemment, une telle invention séduit. Des grands groupes de luxe ou de l’agroalimentaire s’y intéressent de près. Le Palais de Tokyo, le célèbre centre d’art contemporain parisien, a déjà commandé 100 000 bouteilles végétales. Celles-ci coûtent « 30% plus chères à l’achat ». Moins économiques mais plus écologiques !

Marine VAUTRIN

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