En Chine, des immeubles-forêts verront bientôt le jour

Publié le 14 février 2017 à 17:45 Demain | 1521 vues

La ville de Nanjing, en Chine, va construire deux gratte-ciel végétalisés. Ils n’abriteront pas moins de 3 000 arbres et plantes et devraient absorber 25 tonnes de dioxyde de carbone par an.

Pour végétaliser les villes, les initiatives ne manquent pas : potagers sur les toits des immeubles, champignonnières dans les parkings, jardins sur les toits des bus, serres flottantes… Mais certains architectes vont plus loin en imaginant des immeubles recouverts de végétation, des immeubles-forêts. À Paris, il en existe d’ailleurs un dans le XIIIe arrondissement. Sur cette tour, imaginée par l’architecte Édouard François, cinq cents arbres ont été plantés dans des tubes en inox à chaque étage. Même chose du côté de la ville de Milan où l’architecte Stefano Boeri a créé deux immeubles de ce type en 2014. L’un mesurant 76 mètres de haut et l’autre mesurant 110 mètres de haut. L’an dernier, il a dévoilé un autre projet dans le quartier des Cèdres, à Chavannes-près-Renens, près de Lausanne, en Suisse. Hauteur de la tour : 117 mètres.

En Chine, cap sur les tours-forêts

Après l’Italie et la Suisse, Stefano Boeri exporte maintenant son concept de « forêt verticale » en Chine. Deux gratte-ciel verront le jour en 2018 dans la ville de Nanjing, capitale de la province chinoise du Jiangsu. Une première en Asie. La plus haute des deux tours devrait mesurer 200 mètres de hauteur. Celle-ci hébergera, non pas des habitations comme dans le complexe Bosco Verticale à Milan, mais une école d’architecture écologique, un musée, des bureaux et une discothèque sur son toit. Le deuxième immeuble, haut de 108 mètres, accueillera un hôtel de luxe de 247 chambres et une piscine sur le toit. À leur base, on retrouvera des boutiques. Les deux tours seront bien sûr dotées de balcons et terrasses pour profiter de toute cette végétation. Et quelle végétation !

Les deux immeubles seront dotés de 1 100 arbres (600 de grande taille et 500 de taille moyenne), 2 500 arbustes et plantes de 23 espèces différentes, couvrant une surface totale de 6 000 m2.  Mais outre le côté esthétique, ces constructions ont pour objectif de favoriser la biodiversité et de jouer un rôle d’aspirateur à particules fines. Selon son concepteur, les immeubles pourraient absorber 25 tonnes de dioxyde de carbone par an et produire chaque jour 60 kg d’oxygène. De quoi réduire les nuages de pollution qui enveloppent souvent les villes chinoises.

Stefano Boeri ne compte pas s’arrêter là. Il espère construire des buildings similaires dans le pays, comme à Shijiazhuang, Liuzhou, Guizhou, Shanghai et Chongqing.

Aujourd’hui, de nombreux architectes et ingénieurs imaginent les immeubles de demain. Récemment, nous vous avions parlé du projet de l’entreprise américaine Arconic. Elle a imaginé une tour de 4,8 kilomètres de haut capable de dépolluer l’air. Les buildings du futur ne seront sans doute pas si hauts mais ils seront en tout cas écolo.

Crédit : Stefano Boeri Architects

Crédit : Stefano Boeri Architects

Crédit : Stefano Boeri Architects

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Marine VAUTRIN

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