Couche d’ozone : le trou se résorbe et pourrait disparaître totalement

Publié le 4 juillet 2016 à 16:16 Aujourd'hui | 815 vues

Après plusieurs années de lutte contre la destruction de la couche d’ozone, le Protocole de Montréal, datant de 1987, aurait enfin porté ses fruits. Le trou dans la couche d’ozone est en train de disparaître.

Le trou de la couche d’ozone est en train de se résorber et pourrait même disparaître totalement vers 2050. Voilà une information qui a de quoi nous enjouer. Selon des chercheurs américains, le trou a diminué de plus de 4 millions de km2 depuis 2000, soit la moitié de la superficie des États-Unis environ, ou encore l’équivalent de la surface de l’Union européenne. Les résultats de cette amélioration sont le fruit des mesures prises lors du Protocole de Montréal de 1987 contre la menace du trou dans l’ozone. Petit retour en arrière pour mieux comprendre l’efficacité de ce protocole.

Le trou dans la couche d’ozone en 3 points

Le trou dans la couche d’ozone. Beaucoup ont en entendu parler mais peu savent l’expliquer.

1) Tout d’abord, rappel de ce qu’est l’ozone.

L’ozone est un gaz bleuté, formé d’atomes d’oxygène, ce qui en fait un polluant indésirable mais qui protège néanmoins la terre des rayons ultra-violets du soleil. Ces radiations sont dangereuses pour la santé car elles provoquent des cancers de la peau. Cette couche d’ozone absorbe surtout les rayons UV-B qui sont les plus dangereux. Sans cette couche, les hommes ne pourraient pas éviter les cancers de la peau. En somme, on se retrouverait totalement carbonisé ! Chez les végétaux, ces rayons réduiraient la croissance des plantes.

2) Le trou, cette grande tâche bleutée

Dans les années 50, un trou a été découvert dans la couche d’ozone. Mais c’est en 1985 que la menace a été prise au sérieux. Les scientifiques ont en effet constaté une diminution de la quantité totale d’ozone, au-dessus de l’Antarctique (pôle Sud). L’ozone était en train de se détruire. La cause ? Les émissions de gaz chlorés qui proviennent des chlorofluorocarbones (CFC) utilisés dans les bombes aérosol par exemple. Mais aussi à cause des halons (gaz bromés) présents dans les systèmes de climatisation et de réfrigération.

3) Un traité international pour l’interdiction des gaz responsables

Alors certains pays comme le Canada, les Etats-Unis et la Norvège ont décidé de bannir, en 1978, l’emploi des CFC comme gaz propulseur dans les aérosols. La ville de Montréal est allée plus loin. En 1987, elle a présenté un accord international d’interdiction de ces gaz chlorés pour réduire le trou d’ozone, avec des réglementations en vigueur : c’est le Protocole de Montréal. Une des mesures aura été par exemple de remplacer ces CFC par des HFC, des hydrofluorocarbures (moins nocifs pour la couche d’ozone).

Des millions de cancers de la peau par an ainsi que des dégâts oculaires et immunitaires ont ainsi pu êtres évités grâce à ce protocole signé par 196 pays. Un rapport de l’Organisation météorologique mondiale et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) publié en 2015 avance que plus de la moitié de la réduction du trou d’ozone est due à la diminution des CFC dans l’atmosphère. En effet, la concentration de ces substances chimiques a diminué de 10 à 15% depuis fin 1990.

Roumaissa Benahmed

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