La dépression favorisée par un régime végétarien ?

Publié le 15 septembre 2017 à 11:49 Aujourd'hui | 1243 vues

Selon une étude menée par des chercheurs britanniques, les végétariens ont deux fois plus de risque de faire une dépression que les autres. En cause ? Une carence en vitamine B12 et un excès d’oméga-6.

Le régime végétarien séduit de plus en plus de consommateurs, que ce soit pour des raisons éthiques ou pour des raisons de santé. Ces dernières années, plusieurs études ont montré qu’une consommation excessive de viande rouge augmenterait le risque de cancer, de diabète, de maladies cardiovasculaires ou encore d’insuffisance rénale. Adopter un régime sans viande aurait un impact positif sur la santé mais des chercheurs britanniques de l’université de Bristol mettent en garde concernant la santé morale des adeptes du végétarisme.

Selon eux, les végétariens ont deux fois plus de risque de souffrir de dépression que les autres. Leur étude a été publiée dans le Journal of Affective Disorders. En excluant la viande de leurs repas, ils s’exposent à un risque de carence en minéraux et vitamines, qui jouent un rôle sur la régulation de l’humeur. Ce qui est notamment le cas de la vitamine B12. Celle-ci est présente dans la viande et peu dans les produits laitiers et les œufs. Les chercheurs ont suivi le comportement alimentaire de 10 000 volontaires dont 350 étaient végétariens. Résultats : près de 50% des vegans qui ne consomment aucun produit d’origine animale et 7% des végétariens présentaient une carence en vitamine B12.

Excès d’oméga-6

Cette carence n’est pas le seul facteur de risque. Les chercheurs ont constaté que les végétariens et végétaliens de l’étude mangeaient excessivement des noix, comme des noix de Brésil et de Grenoble. Or, celles-ci sont riches en oméga-6, des acides gras qui, consommés en quantité, peuvent influencer sur l’humeur et donc sur la dépression. Contrairement aux oméga-3, les oméga-6 augmentent le risque d’inflammations et de troubles de l’humeur. Autre facteur : un taux élevé en phyto-oestrogènes. Ceux-ci sont présents dans le soja et les légumineuses.

Les chercheurs recommandent de ne pas abuser des aliments riches en oméga-6 et de privilégier ceux riches en oméga-3 bons pour le moral. Ce qui est le cas des poissons gras comme le saumon, les graines de lin ou encore les amandes.

Justine Dupuy

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