Du pouvoir des odeurs pour arrêter la cigarette ?

Publié le 15 avril 2019 à 18:24 Demain | 193 vues

Une étude de l’université de Pittsburgh (Pennsylvanie) suggère que les odeurs communément considérées comme agréables pourraient diminuer l’envie de fumer.

Outre les problèmes de santé que provoque la cigarette, la consommation de tabac commence en France à peser sévèrement dans le porte-monnaie. Arrêter de fumer dans le contexte d’une activité stressante, angoissante peut vite se révéler un enfer. Pourtant le cercle vicieux de la cigarette comme pour toutes les drogues réside dans le fait que le manque, de nicotine dans ce cas, provoque du stress ou de l’angoisse incitant à fumer toujours plus. Plutôt que les patchs qui sont loin de convenir à tout le monde ou les vapoteuses qui recèlent d’autres dangers, une étude de l’université de Pittsburgh pourrait peut-être apporter de nouvelles pistes pour juguler l’envie de fumer. 

De doux arômes pour oublier

L’étude s’est déroulée sur un panel de 232 fumeurs de 18 à 55 ans. Après un sevrage de nicotine de 8 heures, il leur a été demandé de sentir trois échantillons différents. Un à l’odeur de leur marque de cigarette favorite, le suivant à l’odeur agréable (chocolat, pomme, menthe, citron, vanille) et enfin un échantillon test sans odeur. Puis, les participants ont allumé une cigarette de leur propre paquet sans la fumer pour évaluer à ce moment T leur envie de la consommer sur une échelle de 1 à 100. Enfin, pendant cinq minutes, les cobayes sentaient de nouveau les trois échantillons d’odeur tout en notant leur envie de fumer toutes les minutes. 

Madeleine de Proust contre nicotine

 Verdict : d’une base de désir de fumer de 82 sur 100, les chercheurs ont observé qu’après avoir senti les échantillons, les participants avaient globalement moins envie de fumer. Et demi-surprise, les odeurs agréables apparaissent plus efficaces pour faire baisser ce désir provoquant une chute de 19 points sur 100 contre 11 points pour les odeurs de cigarettes de la marque du fumeur et 11 points pour l’échantillon sans odeur. Un écart significatif qui permet d’espérer une application concrète dans la lutte contre le tabagisme. Le docteur Sayette, directeur de l’étude à l’université de Pittsburgh, a émis l’hypothèse que la mémoire olfactive permettrait de distraire les fumeurs, à plus fortes raisons lorsque les odeurs sont prononcés et agréables. Elles seraient plus chargées émotionnellement. 

Lien de l’étude

 

Martin Dawance

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