Energy Observer : le bateau qui se veut être le symbole de la transition énergétique

Publié le 12 janvier 2017 à 17:33 Demain | 1515 vues

Traverser les mers et océans en totale autonomie énergétique et sans émission de gaz à effet de serre ni particules fines, tel est le pari de l’équipe d’Energy Observer qui entamera un tour du monde de six ans au printemps prochain.

Faire le tour du monde en n’utilisant aucune énergie fossile, c’est possible. L’avion Solar Impulse, piloté par les Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg, nous l’a bien démontré en parcourant le monde entier sans une seule goutte de carburant, uniquement grâce à l’énergie solaire. L’équipe d’Energy Observer a elle aussi l’intention de réussir cet exploit, mais sur les eaux.

À la tête du projet, on retrouve Victorien Erussard, officier de marine marchande et coureur au large qui a, entre autres, bouclé une Route du Rhum, remporté trois titres de champion de France en F18 et effectué une année d’expédition dans le pôle Sud. À ses côtés : Jérôme Delafosse, scaphandrier professionnel et réalisateur de documentaires, dont le CV pourrait en faire rêver plus d’un (23 ans d’exploration des océans, 20 000 heures sous les mers, 800 plongées avec les requins, 1 palais englouti de Cléopâtre découvert en 1997).  Ils entameront une odyssée de six ans autour du monde, sans une goutte de carburant fossile. Au programme : visiter 50 pays et faire 101 escales.

Energy Observer, le premier bateau propulsé à l’hydrogène

Energy Observer s’est lancé le défi de devenir le symbole de la transition énergétique, pour prouver qu’un monde plus propre est possible. Le bateau, l’ancien catamaran du navigateur Sir Peter Blake, vainqueur du Trophée Jules-Verne en 1994, couplera différentes sources d’énergies renouvelables pour produire son propre hydrogène à partir de l’eau de mer et le stocker à bord : une première mondiale ! Il sera ainsi équipé de panneaux solaires, répartis sur 130 mètres carrés de surface, de deux éoliennes à axe vertical, d’une aile de traction intelligente, une sorte de cerf-volant automatisé, et de deux moteurs électriques réversibles en hydrogénérateurs.

« Plus qu’un bateau, Energy Observer sera le laboratoire de ce nouveau modèle énergétique. Car démontrer l’efficacité et les performances de notre chaîne hydrogène complète en milieu marin hostile, c’est a fortiori valider son application en milieu terrestre, et permettre son développement dans d’autres applications à grande échelle, maritimes ou terrestres, mobiles ou stationnaires », explique-t-on sur le site officiel du projet, dont le parrain n’est autre que Nicolas Hulot. « Un navire du futur made in France, dont l’objectif est d’inspirer les entreprises, collectivités, États et citoyens en prouvant qu’un futur plus propre est possible, grâce à l’innovation technologique ».

« Pour un futur plus propre »

Propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène, grâce à la mixité énergétique, Energy Observer sera mis à l’eau au printemps prochain à Saint-Malo. Le périple de six ans débutera par un tour de France en 2017 avant de naviguer sur la Méditerranée en 2018. Ils rejoindront ensuite l’Europe du nord en 2019, les Amériques en 2020, l’Océanie et l’Asie en 2021 puis le Moyen-Orient et l’Afrique en 2022. Energy Observer visitera des lieux emblématiques, comme des îles autonomes en énergie, des écosystèmes menacés, des réserves naturelles, des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco, et participera à de grands événements internationaux sur le thème du développement durable.

« Autrefois l’Homme explorait pour conquérir les territoires et s’en approprier les richesses. Avec Energy Observer, nous voulons explorer pour découvrir et partager les solutions pour un futur plus propre », souligne Jérôme Delafosse.

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Marine VAUTRIN

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