Generali : les salariés ayant une bonne hygiène de vie récompensés

Publié le 7 septembre 2016 à 11:21 Aujourd'hui | 2078 vues

Les salariés d’entreprises ayant souscrit à une assurance Generali Vitality et qui adoptent une bonne hygiène de vie bénéficieront de bons de réductions et autres avantages dans des enseignes partenaires. Voilà comment compte récompenser l’assureur italien Generali, dès janvier 2017, tous ceux qui suivent un mode de vie sain (alimentation, sport, arrêt du tabac…).

Les Allemands ont pu bénéficier, depuis le 1er juillet dernier, d’une « assurance au comportement » lancée par Generali, c’est-à-dire qu’ils payent moins cher leur mutuelle à condition d’adopter une bonne hygiène de vie. L’assureur italien souhaitait en effet encourager les gens à prendre soin de leur santé en proposant un contrat intitulé « Vitality » offrant des tarifs préférentiels à ses clients. Manger bio, faire de la marche régulière, faire du fitness, arrêter de fumer, faire des visites médicales préventives… Pas si compliqué, au final, de suivre de bonnes pratiques. L’offre débarque désormais en France mais le programme est légèrement modifié.

À compter du 1er janvier 2017, les entreprises françaises pourront « mettre en place un programme de prévention visant à améliorer le bien-être de leurs salariés », est-il indiqué sur le site Internet de Generali France. Generali vitality est un programme « répondant aux enjeux de bien-être au travail », accessible « pour les entreprises ayant souscrit un contrat d’assurance santé et/ou de prévoyance collectif auprès de Generali France ».

Pourquoi un tel programme ?

Le programme Generali Vitality est disponible pour tous les salariés sur la seule base du volontariat. Ceux-ci pourront décider de le suivre ou non. Les objectifs et les activités sont personnalisés pour chacun des participants. Les récompenses sont données en fonction de l’engagement de l’employé et de ses efforts fournis : son état de santé initial n’entre donc pas en compte dans la notation.

Yanick Philippon, membre du comité exécutif de Generali France, en charge des assurances collectives explique l’enjeu majeur d’un tel programme : « En proposant Generali Vitality à ses clients entreprises, Generali France répond aux enjeux de société en matière de bien-être au travail et de prévention des risques psycho-sociaux. Avec des salariés en meilleure forme et moins stressés, l’entreprise gagne en productivité et réduit son taux d’absentéisme.»

Un programme d’accompagnement au bien-être

Generali Vitality sera établi uniquement dans les entreprises participantes. Il sera constitué de trois étapes. La première invite le salarié à évaluer son alimentation, son mode de vie, sa santé à travers un questionnaire en ligne à l’issue duquel un âge Vitality lui sera attribué et des objectifs personnalisés lui seront proposés. La seconde étape consiste à suivre les recommandations du programme pour atteindre les objectifs fixés et cumuler des points. Il suffit juste d’un peu de motivation car à la clé : des récompenses auprès de partenaires. L’ultime étape est de cumuler de nombreux points pour accéder à un statut plus élevé et accéder à des offres cadeaux dans des enseignes telles que Club Med, Look Voyages, Sephora, Fnac, Decathlon… Selon les quatre statuts existants : bronze, argent, or et platine, vous aurez droit à différents niveaux d’avantages.

Un sujet sensible

Le concept, légèrement différent de celui appliqué outre-Rhin car il ne propose pas de baisse des tarifs en fonction de l’état de santé, ne plaît pas à tout le monde. Il avait déjà soulevé, chez nos voisins, la question épineuse du droit de ne pas se comporter sainement. « Est-ce aux assureurs de nous dire ce qu’il faut manger, faire ou fumer ? Non, c’est au Parlement « , avait ainsi déclaré Lars Gatschke, porte-parole d’une grande association allemande de consommateurs. En France, c’est la question de la collecte des données confidentielles qui pose problème.  L’assurance au comportement avait fait tiquer la ministre Marisol Touraine qui avait rappelé, en juillet dernier, lors de la présentation de sa stratégie nationale « e-santé », l’interdiction pour les compagnies d’assurance de consulter les données de leurs clients : « Il n’y a pas là des enjeux d’intérêt public, a tranché la ministre. Accéder aux données de santé doit être pour faire progresser la recherche et les programmes de soins ».

Sur Twitter, Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS, a souhaité faire part de son avis sur la question : « Faire payer les assurés en fonction de leur mode de vie comme le propose Generali, c’est sacrifier la liberté sur l’autel de la rentabilité ». Stéphane Dedeyan, directeur général de Générali France, lui a d’ailleurs répondu : « Generali Vitality ne module pas les tarifs selon le mode de vie ou l’état de santé et respecte leur liberté de choix ».

L’assureur garantit une chose : ni l’assureur Generali Vie, ni les employeurs n’auront accès aux données de santé et de bien-être des salariés. Le programme garantit une politique stricte de protection des données.

Roumaissa Benahmed

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