Infertilité masculine : la faute à l’alimentation ?

Publié le 8 juillet 2019 à 18:42 Aujourd'hui | 456 vues

Une étude en provenance d’Harvard laisse entendre que certains types d’alimentation rendrait les hommes infertiles provoquant une baisse drastique du nombre de spermatozoïdes.

Le résultat de cette sérieuse étude publiée par la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie est sans appel. Fruit du travail conjoint des universités d’Harvard et de Copenhague, les chercheurs se sont demandé si les habitudes alimentaires étaient associées à la fonction testiculaire chez les jeunes hommes. Les conclusions sont claires, un régime alimentaire « malsain et riche en graisses », répandu dans les pays occidentaux, provoque un mauvais fonctionnement des testicules alors que pour faire simple une alimentation riche en fruits et légumes serait plutôt de bonne augure. Un problème grave dans la mesure où l’étude rappelle que les pays occidentaux voient leur production de spermatozoïdes baisser depuis quelques décennies proportionnellement à la qualité globale de l’alimentation dans ces pays.

Une étude de grande ampleur

Menée entre 2008 et 2017, l’étude a été réalisée auprès de 2935 jeunes Danois en bonne santé qui passait un examen préliminaire pour évaluer leur aptitude au service militaire. Les chercheurs se sont attelés à classer les hommes en quatre régimes alimentaires différents.

  • Le régime dit « occidental » comprenant pizzas, frites, viandes rouges transformées, collations, céréales, sucreries et boissons énergisantes.
  • Le régime équilibré incluant le poisson, le poulet, des fruits et légumes et enfin de l’eau.
  • Le régime végétarien (et non vegan ou végétalien) caractérisé par la consommation de légumes, de lait de soja et d’œufs.
  • Le régime smørrebrød (ou régime scandinave typique) composé de viandes transformées froide, de grains entiers, de mayonnaise, de poissons froids, de condiments et de produits laitiers.

Une fertilité masculine très altérée

Les critères d’évaluation de la qualité du sperme étaient le volume produit, la concentration en spermatozoïdes, le nombre total et le pourcentage de spermatozoïdes mobiles ainsi que la concentration en hormones essentielles à la reproduction. Sans équivoque, les résultats montrent qu’un homme au régime dit « occidental » perd en moyenne 25,6 millions de spermatozoïdes par éjaculation en comparaison aux hommes éloignés de ce régime. Un régime équilibré apporte lui 42,8 millions de spermatozoïdes en plus par éjaculation à un homme par rapport à un autre qui en est éloigné. Les modes d’alimentation végétariens et smørrebrød suivaient en terme de qualité du sperme, classant l’alimentation déséquilibrée derrière tous les autres modes.

Selon d’autres chercheurs dans le domaine de la fertilité comme le professeur Allan Pacey interrogé par le journal britannique The Independent sur le sujet, la cause pourrait se trouver dans le manque d’antioxydant dans l’alimentation dite occidentale constituant un facteur de création de mauvais sperme.

Martin Dawance

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