Jusqu’à 500 euros de frais bancaires pour les plus fragiles

Publié le 26 octobre 2017 à 11:16 Aujourd'hui | 1216 vues

Les frais bancaires élevés seraient monnaie courante pour les personnes en difficultés financières. C’est ce que révèle une enquête de 60 Millions de consommateurs dans son numéro du mois de novembre 2017.

De plus en plus de Français ont des difficultés pour boucler leurs fins de mois. D’ailleurs, selon la 5ème édition annuelle du baromètre Cofidis/CSA publié en septembre 2016, un Français sur cinq serait à découvert chaque mois. Ils estiment que, pour vivre « confortablement », 464 euros en plus leur seraient nécessaires. Les banques ne font rien pour aider leurs clients les plus fragiles. Ce seraient même eux les plus impactés par des frais bancaires excessifs.

Alors que les clients standards payent en moyenne 34 euros de frais d’incident par an, ceux avec des problèmes d’argent sont prélevés de 296 euros. Pire encore, un foyer en difficulté sur cinq a dû payer plus de 500 euros. Ce constat alarmant provient de l’Union nationale des associations familiales (Unaf) et 60 Millions de consommateurs. Ce dernier publie cette étude dans son numéro de novembre à paraître ce jeudi 26 octobre. Cependant, les personnes les plus fragiles ne sont pas les plus démunies. L’enquête rappelle que malgré tout « ceux qui touchent 1 000 € par mois versent, en moyenne, 154 €, alors que ceux qui gagnent en moyenne 2 000 € par mois, salariés du public comme du privé ou retraités, sont prélevés de 352 €. ».

Plus de 6 milliards de chiffre d’affaires

Cette étude met en lumière le fait que derrière le terme de « situation délicate » on retrouve en grande majorité des salariés du secteur privé, des fonctionnaires ou des retraités qui « ne peuvent plus s’en sortir ». « Les frais d’incident les enfoncent davantage encore dans la difficulté », précise l’Unaf. Et cela peut aller très vite : commission d’intervention (8 euros), rejet d’un chèque inférieur à 50 euros (30 euros, 50 euros si le chèque est supérieur à 50 euros), rejet d’un prélèvement de plus de 20 euros (20 euros). Au total, ces « frais punitifs » rapportent aux banques 6,5 milliards d’euros, ce qui représente 30% à 35% de leurs chiffres d’affaires et un bénéfice net de 4,9 milliards d’euros. Une marge « indécente » pour 60 Millions de consommateurs. Seule La Banque Postale facture des moindres frais à ses clients. Ces frais excessifs donneraient même lieux à des violences. « Près de 9 conseillers sur 10 estiment que le montant de ces frais occasionne des violences verbales et parfois physiques », alerte l’étude.

Des frais bancaires automatisés

L’enquête explique que cette « punition » est faite automatiquement. « 56% des conseillers bancaires interrogés affirment que la commission d’intervention à 8€ est automatisée et n’implique aucune intervention humaine, contrairement à ce que prétendent les banques », explique l’Unaf dans son communiqué. Cette opération est faite via ordinateur et le conseiller l’accepte automatiquement. En cas de refus, il doit justifier son choix. « Un conseiller sur trois affirme avoir reçu des instructions pour limiter les remboursements, notamment sur les populations les plus en difficulté », ajoute l’Unaf. Pour pallier la situation, l’Union estime que « les pouvoirs publics ont un rôle à jouer pour mieux encadrer ce système de frais bancaires punitifs ».

Marie Bascoulergue

  1. sacre banque ils nous tuent a petit feu

  2. Je suis entièrement d’accord
    Les Banques arnaquent les pauvres
    Il est temps qu’une loi passe à ce sujet

  3. Vivement que Macron notre président s’en rende compte

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