L’alcool responsable de sept cancers

Publié le 27 juillet 2016 à 12:08 Aujourd'hui | 853 vues

Selon une récente étude, la consommation d’alcool, même modérée, augmenterait le risque de développer sept types de cancer : oropharynx, larynx, œsophage, foie, côlon, rectum et sein.

On le sait, boire avec excès de l’alcool est très mauvais pour la santé. Une récente étude vient même confirmer qu’il existait un lien entre alcool et développement de certains cancers. Selon une chercheuse de l’université d’Otago (Nouvelle-Zélande), la consommation d’alcool serait directement liée au développement de sept types de cancer, à savoir ceux de l’oropharynx, du larynx, de l’œsophage, du foi, du côlon, du rectum et du sein. Ses conclusions ont été publiées jeudi 21 juillet dans la revue Addiction.

Jennie Connor, la chercheuse qui a dirigé les travaux, a compilé et passé au peigne fin plusieurs analyses épidémiologiques menées ces dix dernières années par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence de l’OM et le Fonds mondial de recherche sur le cancer. L’alcool serait responsable de 5,8% des cas annuels de décès suite à un de ces cancers, selon l’auteur.

Les consommateurs occasionnels aussi concernés

D’après la chercheuse, même les buveurs occasionnels, notamment les femmes, sont concernés. Pour les besoins de l’étude, un million de femmes originaires du Royaume-Uni ont été suivi pendant sept ans. Résultat : une femme qui boit entre 70 et 140 grammes d’alcool (un à deux verres) en moyenne par semaine augmenterait de 5% le risque de développer un cancer par rapport à une abstinente. « Plus la consommation est importante, plus les risques sont élevés, mais l’incidence de l’alcool sur les petits consommateurs reste considérable vu sa place dans la société », explique Jennie Connor.

Outre les sept cancers cités précédemment, la consommation d’alcool serait aussi à l’origine de certains cancers de la peau, du pancréas et de la prostate, même si l’incidence est moins importante. Allier alcool et tabac augmenterait en revanche les risques de tous les types de cancer.

Des risques réversibles

Quant aux études qui mettent en avant les bienfaits du vin sur le cœur, la chercheuse les réfute. « Notre étude examine également la connexion entre l’alcool et le bon fonctionnement du cœur, et pour l’instant les preuves sont plutôt faibles ».

La bonne nouvelle ? Les risques de développer un cancer seraient réversibles. Arrêter de boire réduirait de 15% la probabilité de développer un cancer. Et après 20 ans d’abstinence, les risques seraient les mêmes que pour une personne n’ayant jamais touché à une goutte d’alcool.

 

 

 

Justine Dupuy

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