Les vélibs parisiens toujours à la traîne

Publié le 10 juillet 2019 à 15:18 Aujourd'hui | 624 vues

Le consortium Smoovengo qui gère actuellement les nouveaux vélibs à Paris ne propose toujours pas un service au beau fixe selon UFC-Que-Choisir. 

Le service Velib’ version Smoovengo, rassemblant les entreprises Indigo (premier actionnaire), Moventia, Smoove et Mobivia ne semble pas au bout de ses peines à en croire UFC-Que-Choisir. L’Union Fédérale des Consommateurs déplore un bilan encore largement insatisfaisant par rapport aux engagements de l’entreprise de vélocation parisienne. Après une installation ratée qui prévoyait de mettre 600 vélos en circulation le 1er janvier 2018 et 1 400 le 1er avril 2018, le nombre de stations opérationnelles ne dépassaient pas la soixantaine – un sens de l’humour que peu de Parisiens ont apprécié… ou pas. Près d’un an et demi plus tard, la situation s’est heureusement améliorée, mais reste bien en dessous d’un fonctionnement à 100 %, comme promis. Alors que le fonctionnement du service Velib’ fait l’objet de débat, son PDG  Arnaud Marion a mis de l’huile sur le feu en déclarant le 27 juin 2019 que « 75 % » des clients insatisfaits du service étaient des « trolls ». 

Velib : un bilan peu reluisant

Il n’en fallait pas plus pour que l’association de défense des consommateurs Que Choisir se penche sur la question et mette à l’épreuve de la vérité les propos du PDG appelé à la rescousse en plein cœur de la crise en juin 2018. Il apparaît clairement que vu l’état réel du service, le mécontentement des usagers se révèle plutôt justifié. 141 Velibs ont été évalués par l’association (103 mécaniques, 38 à assistance électrique). Le résultat est sans équivoque 71 vélos étaient en état de fonctionnement, soit la moitié des vélos disponibles sans compter les feux arrières cassés.

Des vélibs mal conçus ?

Alors qu’Arnaud Marion tente de donner une explication sur ces vélibs défectueux accusant le vandalisme et la crise des gilets jaunes, Que Choisir fait état dysfonctionnements ayant plutôt trait à des erreurs de conception. Problème de fonctionnement des bornes intégrées aux vélos, dérailleurs cassés, pneus crevés du fait d’une usure très rapide, autant de difficultés qui ne sont pas dus à des dégradations volontaires. Les utilisateurs du service Velib’ remontent par ailleurs les mêmes soucis et bien d’autres, photo à l’appui sur Twitter :

En plus de ces problèmes purement techniques dus au vélo en lui-même et à la qualité de ses pièces, UFC-Que-choisir note que pour les 195 000 abonnés au service contre 300 000 sous l’ancien prestataire JCDecaux, les clients dénoncent des erreurs de facturation et un service client difficilement joignable. 

Liens utiles :

Site non officiel de statistiques Vélib’

Martin Dawance

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