L’être humain a pris 6 kilos depuis 1985

Publié le 14 mai 2019 à 9:14 Demain | 458 vues

En 32 ans, l’humanité a augmenté son IMC moyen d’environ deux points correspondant à environ six kilos. Ce chiffre global cache pourtant de grandes disparités. 

Il est commun de penser que le problème de l’obésité reste intimement lié à l’urbanisation, or une étude de longue haleine et de grande ampleur menée par des scientifiques britanniques et américains et publiée dans la revue scientifique de référence Nature vient contredire cette généralité que l’on colle bien souvent aux villes. Cette fausse idée provient de la corrélation que l’on a cru voir entre l’augmentation conjointe du surpoids et du transfert global de la population rurale vers les villes à peu près au même moment. C’est en regroupant plus de 2 000 études référençant l’Indice de Masse Corporelle de 112 millions d’adultes dans le monde entier de 1985 à 2017 que les scientifiques ont déterminé que la hausse de l’IMC était due majoritairement aux zones rurales. La différence de hausse de l’IMC entre la ville et la campagne se fait d’autant plus grande que les revenus des habitants sont faibles dans un pays. Ainsi, la hausse de l’IMC global d’un pays au revenu faible est imputable à 80 % aux zones rurales alors que pour les pays dont les habitants ont des revenus élevés le chiffre est de 55 %.  

L’humanité a pris 6 kilos en 32 ans

L’IMC est ici représenté en kg par mètre carré, mais si l’on rapporte cette augmentation au poids moyen d’un être humain, on obtient une prise de 6 kilos de l’humanité entre 1985 et 2017. Le chiffre n’est cependant pas si inquiétant pour tous les pays. Il faut en effet rappeler que l’IMC idéal se situe entre 20 et 25 pour les hommes et 19 et 24 pour les femmes. Au-dessus de 25 l’individu est considéré en surpoids, de 30 à 35 en obésité modérée de 35 à 40 en obésité sévère et au-delà de 40 en obésité morbide. Si dans les pays les plus avancés l’écart est presque insondable, on explique cette augmentation de l’IMC dans les zones rurales par une pauvreté prononcée dans ces zones dans les pays moins développés et inégalitaires.

De la sous-nutrition à la malnutrition

Par conséquent la pauvreté qui amenait à la sous-nutrition appelle aujourd’hui la malnutrition, augmentant fortement les chances d’IMC trop élevé. Démontrant une augmentation globale de l’IMC de l’humanité qui est aujourd’hui de 24,7 pour les femmes et de 24,4 pour les hommes, l’étude n’oublie pas de préciser les disparités entre les régions du monde et les pays. À ce propos les femmes dans 12 pays d’Europe et d’Asie Pacifique ont vu leur IMC réduire très légèrement comparé à l’Egypte ou le Honduras où il a pris 5 points en 30 ans. Cette analyse approfondie permet également de déceler des records comme l’IMC moyen des hommes éthiopiens de 18,4 ou celui des femmes au Bangladesh de 17,7. La zone à l’IMC moyen le plus élevé se trouve être les samoas américaines avec un IMC de 35,4 ! Un chiffre qui semble se corréler avec les 57 % de la population sous le seuil de pauvreté. 

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Martin Dawance

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