Marou : une marque équitable et savoureuse de Faiseurs de chocolat

Publié le 6 novembre 2019 à 9:39 Aujourd'hui | 214 vues

Le salon du chocolat 2019 se tenait Porte de Versailles du 30 octobre au 3 novembre. Nous y avons rencontré l’un des fondateurs qui était accompagné d’un cultivateur local, et nous sommes tombés sous le charme de cette entreprise qui fait du chocolat de très grande qualité et de façon responsable.

L’histoire commence en 2010 à Saïgon. Samuel Maruta et Vincent Mourou, deux français issus de la banque et de la communication, croisent leurs chemins. Les deux hommes partagent les mêmes valeurs éthiques et ont découvert sur place une culture de cacao artisanale exceptionnelle qui n’est pas du tout développée. Amoureux des bonnes choses avec l’envie de changer de vie, les deux amis se lancent et créent la marque Marou, contraction de leurs deux noms de familles.

Bean to Bar : de la fève à la tablette

Depuis l’origine du projet, les entrepreneurs se sont fixé l’objectif de participer à toute la chaine de l’élaboration de chocolat, de la production des fèves à la tablette, directement au Vietnam. Au départ, ce sont quelques producteurs locaux de fèves de cacao qui leur fournissent les précieuses cabosses pour leurs expériences. Ils font aujourd’hui travailler toute une région de fermiers : près d’une trentaine en direct, plus de six cents en deuxième intermédiaire.

La plupart des fermiers cultivait avant du caoutchouc, mais s’est laissé convaincre de diversifier leurs cultures par les perspectives durables offertes par la culture du cacao. Mr Lau, fermier vietnamien présent au salon du chocolat raconte ainsi : « J’étais avant cadre au département de l’agriculture du Vietnam, mais à 68 ans j’ai pris ma retraite et suis maintenant autant cultivateur que fermenteur. Je cultive un hectare de fèves de cacao, ce qui représente 3 parcelles. Je travaille aussi avec 5 fermiers dans un rayon de 5 km qui me fournissent des cabosses que je fais ensuite fermenter, puis je les revends  à Marou.»

Marou prône le développement durable et local. Faire travailler de petits fermiers, qui exploitent des parcelles à taille humaine, en biodynamie et de façon écologique était donc une évidence. Les fèves de cacao leur coûtent ainsi jusqu’à deux fois le prix du marché, mais leur qualité est garantie, les prix stables et les producteurs locaux vivent mieux, ce qui in fine profite à tout le monde.

De meilleurs rendements grâce à une agriculture biologique

Les deux entrepreneurs ont initié de très nombreux projets de plantation expérimentale en système agroforestier dans de nombreuses régions du Vietnam, régions que Marou présente par ailleurs comme une carte des AOP de fèves de cacao. La qualité toujours, en idée fixe.

Au sujet de la culture des cacaotiers, M. Lau poursuit son récit : « J’élève aussi des poissons dans des canaux, que je nourris avec d’autres poissons et des coques de cabosses. Il faut ensuite racler le fond des canaux et la terre qu’on en extrait sert d’engrais naturel pour mes cacaotiers. » Cette méthode naturelle permet ainsi d’obtenir des plantations sans maladies type phytophthora et sans insectes ravageurs. Pour protéger ses cacaotiers du soleil, M. Lau cultive par ailleurs des cocotiers au milieu de ses plants.

Non seulement cette agriculture 100 % naturelle est saine, mais elle permet aussi d’augmenter considérablement la productivité. « Nous parvenons à des rendements qui correspondent à 2 Tonnes de cabosses sèches/ha/an, ce qui est largement au-dessus des 400 kg produits en Côte d’Ivoire où la culture du cacao est beaucoup plus intensive. »

Une recette d’excellence donc, qui s’est concrétisée dans les faits par le prestigieux prix Cacao of Excellence Award 2019 pour lequel M. Lau a été lauréat en novembre 2019.

Des tablettes et des pâtisseries

Pour sortir des circuits traditionnels des fabricants de chocolat qui doivent se plier aujourd’hui aux aléas des marchés, les deux fondateurs de Marou fabriquent sur place leurs tablettes, à quelques centaines de kilomètres maximum de leurs producteurs qu’ils rencontrent régulièrement.

Une fois les cabosses récoltées aux fermiers, les fermenteurs entrent en action. Marou leur achète alors les fèves. Vient alors la phase en usine où la fève de cacao est torréfiée, compressée, vannée avant de devenir du beurre de cacao, puis une tablette de chocolat.

Le Processus de fabrication du chocolat du cacaoyer à la tablette. Illustration @Marou

Au Vietnam, l’entreprise Marou fait travailler aujourd’hui une trentaine de personnes. En 2016, ils ont même diversifié leur activité en ouvrant la Maison Marou, qui héberge une chocolaterie et une pâtisserie et pour laquelle les deux entrepreneurs ont su attirer la chef Stéphanie Aubriot qui invente désormais pour eux des recettes d’exception à base de chocolat évidemment.

Les tablettes de chocolat Marou sont distribuées partout dans le monde, chez des chocolatiers ou des épiceries fines le plus souvent. Depuis 2012, elles reçoivent régulièrement prix et médailles pour leur qualité gustative, récompenses entièrement justifiées selon la rédaction de Réponse Conso qui s’est plié au test produit sans aucune difficulté.

Pour en savoir plus :
La Maison Marou
Les points de vente du chocolat Marou dans le monde

Crédit photo @Neil Massey.

Eléonore Verdy

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