Médecins généralistes : la consultation coûterait 25 euros en 2018

Publié le 7 juillet 2016 à 12:54 Aujourd'hui | 668 vues

L’Assurance maladie propose d’augmenter le tarif de la consultation chez un généraliste à 25 euros. Si un consensus est établi avec les syndicats des médecins, la hausse s’effectuera en deux temps : un euro en 2017 et un autre en 2018.

Dans le cadre d’une discussion sur la future convention médicale établie entre les syndicats des médecins libéraux et l’Assurance maladie, cette dernière a suggéré d’augmenter le prix de la consultation chez le médecin généraliste. Si le coût actuel est de 23 euros, il faudra débourser deux euros de plus, soit 25 euros, à partir de 2018, si ce projet est accepté. Sauf que cette hausse interviendrait en deux temps, ce qui ne ravit pas les médecins.

L’Assurance maladie a proposé, mercredi 6 juillet, une première augmentation du tarif en avril 2017, puis une seconde en avril 2018. Et ce projet coûte cher. « Cette seule mesure coûterait près de 450 millions d’euros », indique Nicolas Revel, directeur de l’Assurance Maladie, dans un entretien dans Les Échos. Cette réforme revendique vouloir aligner le tarif des généralistes sur celui des autres spécialistes. Les médecins souhaitaient, eux, une tarification à 25 euros effective immédiatement. Ils ont donc fait savoir qu’ils allaient refuser cette proposition. Les deux parties doivent être d’accord car cette convention établit pour cinq ans les liens entre les eux et fixe les honoraires des praticiens. Les deux entités ont jusqu’au 26 août pour trouver une entente.

Revalorisation des consultations

Cette rémunération unique à 25 euros est une simplification des rémunérations forfaitaires annexes bénéficiées par les médecins traitants, lors de la prise en charge de personnes souffrant de pathologies lourdes, par exemple. L’Assurance maladie propose donc aux médecins d’appliquer une majoration selon certains cas :

– une revalorisation des consultations des enfants âgés de 2 à 6 ans passant ainsi à 30 euros ;

– une majoration de certains actes de chirurgie et d’obstétrique. « Nous proposons de mieux rémunérer plus de 2 millions de consultations longues et complexes et d’esquisser ainsi une hiérarchisation plus claire des actes », explique Nicolas Revel. Le tarif passerait à 46 euros ;

– concernant les consultations d’urgence, le coût passerait à 60 euros. « La consultation sera augmentée de 15 euros » pour tous ceux qui prennent un « rendez-vous en urgence chez un spécialiste pour les patients en situation critique adressés par un généraliste ».

Les spécialistes ne seront donc pas les grands perdants de l’histoire. « La contrepartie de toutes ces mesures doit être de favoriser l’accès aux soins des patients : c’est pour cela qu’une grande partie des revalorisations concernera les médecins qui respectent les tarifs opposables ou s’engagent dans une modération de leurs dépassements», indique Nicolas Revel. En revanche, il n’y aura pas de liberté tarifaire : «orienter en priorité les revalorisations vers les médecins qui modèrent leurs tarifs ne veut pas dire que les autres seront écartés de toute revalorisation».

Généralisation du tiers payant : les syndicats mécontents

La généralisation du tiers payant (dispense d’avance de frais) prévue par la loi santé a débuté le 1er juillet. À partir du 31 décembre, demander à bénéficier du tiers payant deviendra un droit pour toutes les personnes couvertes à 100% par la sécurité sociale, comme les femmes enceintes, par exemple. Ce système a été déployé pour faciliter la tâche des médecins, spécialement pour les « affections de longue durée et la maternité ». Pourtant, certains syndicats de médecins reprochent ce système comme étant trop simple. «Jusqu’au 31 décembre, les médecins resteront libres de pratiquer ou pas le tiers payant. Il leur suffit de cocher la bonne case. Et, s’ils le font, nous avons pris l’engagement que tous seront payés pour les actes qu’ils auront réalisés sur la base des droits figurant sur la carte Vitale du patient, qu’elle soit à jour ou pas. C’est une garantie nouvelle qui réglera l’essentiel des difficultés qui pouvaient exister».

 

Roumaissa Benahmed

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