Médicaments sans ordonnance : les prix flambent

Publié le 12 décembre 2017 à 11:32 Aujourd'hui | 612 vues

Le prix des médicaments sans ordonnance a augmenté entre 2016 et 2017 de 4,3% en moyenne, selon le dernier baromètre de Familles Rurales qui invitent les consommateurs à comparer les tarifs. Ces derniers peuvent en effet varier fortement d’un point de vente à un autre.

 Se soigner seul coûte de plus en plus cher, révèle le baromètre annuel de Familles Rurales, publié ce mardi 12 décembre. En un an, le prix des médicaments en vente libre a progressé de 4,3% en moyenne. L’association a relevé, en septembre et octobre, les prix de 14 produits fréquemment utilisés par les familles (12 médicaments et 2 spécialités non médicamenteuses) dans 40 pharmacies et 43 sites Internet. Ces relevés ont montré qu’il existe des écarts de prix importants. Par exemple, l’Activir, utilisé contre l’herpès, a vu son prix moyen baisser de 7,1% en 2016 puis bondir de 9,8% cette année. Quant au Dacryum, solution de lavage oculaire, celui-ci coûte 9,6% de plus qu’en 2016. Seuls deux produits ont vu leur tarif baisser : l’Imodium (- 2,20 %) et le Strepsils (- 1 %).

Comparer les prix, voilà ce que devraient aussi systématiquement faire les consommateurs lorsqu’ils achètent des médicaments. D’après le baromètre de Familles Rurales, les produits peuvent être jusqu’à 4 fois plus chers d’une pharmacie à l’autre. Le prix de Dacryum oscille entre 1,95 euro et 8,9 euros. La boîte de Maalox peut elle être facturée 2,75 euros comme 9,10 euros. Le pire concerne la boîte de Nicopass, pour cesser de fumer, qui peut être vendue à 13,90 euros ou 34,10 euros dans une autre officine. De quoi désorienter les acheteurs.

Acheter sur Internet, une fausse bonne idée

Pour faire des économies, faut-il alors se tourner vers Internet ? Les prix sont en général moins chers que dans les pharmacies physiques (24%), mais attention aux frais de port. « Si les prix pratiqués sur Internet semblent plus attractifs, il n’en est rien : les frais de port pratiqués gomment littéralement cet avantage. En effet, le prix final payé par le consommateur rejoint voire dépasse celui proposé en officine. Les frais de port s’élèvent en moyenne à 5,92 euros . Ils ne sont « offerts » qu’à partir de 60 € d’achat en moyenne », explique l’association dans son étude.

Et les grandes et moyennes surfaces ? « Gare aux idées reçues », prévient au Parisien, le président de Familles Rurales, Dominique Marmier. Son association a comparé le prix du sérum physiologique utilisé pour les jeunes enfants. En prix moyen, les pharmacies sont meilleures : 4,26 euros la boîte de 40 doses contre 5,26 euros en GMS (toutes marques confondues). Toutefois, certaines pharmacies gonflent le prix. Le sérum peut se retrouver à 9,90 euros, contre 7,60 euros maximum en GMS.

GMS, pharmacies, Internet… Comparer est essentiel. Preuve avec le lait Gallia. Celui-ci est à l’inverse vendu moins cher en grande surface (17,80 euros le kg) qu’en officine (20,69 €) et qu’en ligne (21,08 €).

Familles Rurales pointe aussi les défauts d’étiquetage. « En officine 75% des boîtes sont dépourvues d’étiquette prix, sur internet la règlementation n’est pas respectée sur 2/3 des sites », souligne-t-elle. L’association révèle également que seuls 39% des pharmaciens délivrent un ticket de caisse.

Elle invite les consommateurs à la vigilance aussi bien en officine que sur Internet. « Il ne faut pas hésiter à comparer les prix et à demander un ticket de caisse afin de faire ses achats en connaissance de cause », conclut Familles Rurales, qui demande aux pharmaciens « plus de transparence dans leurs pratiques commerciales ».

Marine VAUTRIN

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