douleur

Peut-on soulager l’endométriose ?

Publié le 5 mars 2019 à 14:48 Aujourd'hui | 196 vues

La semaine du 4 au 11 mars est dédiée à la lutte contre l’endométriose, une maladie touchant 1 femme sur 10 et provoquant de graves difficultés dans la vie quotidienne des personnes atteintes.

Cette maladie, que l’on a longtemps associée à des douleurs aigües liées aux règles, gagne peu à peu en reconnaissance. La semaine européenne de prévention contre l’endométriose qui se déroule du lundi 4 mars au dimanche 10 mars cherche donc à sensibiliser davantage sur cette maladie qui rend la vie infernale à au moins 1 femme sur 10 en âge de procréer. La recherche avance et offrira peut-être un traitement définitif à terme. À cette occasion, de nombreux ateliers et conférences sont mis en place dans toute la France afin d’informer une population française qui ne sait pas toujours de quoi il en retourne. 

Détecter l’endométriose

Cette maladie et ses symptômes peuvent se révéler complexe. Pour faire simple, une femme atteinte d’endométriose voit des cellules remonter par l’intermédiaire des trompes hors de son utérus créant un tissu de même nature que le tissu endométrial sauf que celui-ci provoquera des lésions et des kystes. Pourtant, il semblerait que la maladie recouvre une manifestation différente pour presque chaque femme s’ajoutant à la complexité de la découverte d’un traitement universel.  

Ainsi ce handicap peut tout bonnement empêcher une femme d’aller au travail, d’avoir des relations sexuelles du fait de la douleur ou encore d’avoir des enfants, un ensemble d’embûches provoquant parfois des dépressions. Bien qu’aucun traitement dédié ne soit sur le marché à l’heure actuelle, les médecins proposent de façon générale de poser un dispositif intra-utérin comme un stérilet ou encore de prendre la pilule pour supprimer les règles dans un premier temps. Nombreuses sont les femmes qui ne peuvent pas suivre ce type de traitement, il est alors courant de se voir prescrire des anti-inflammatoires. Dans des cas extrêmes, certaines femmes ont recours à l’hystérectomie (ablation de l’utérus), une opération lourde qui n’enlève toutefois pas totalement les chances d’être rattrapé par ce mal.

L’alimentation peut réduire les risques

Outre ces traitements médicaux, il demeure possible qu’une alimentation anti-inflammatoire puissent faire reculer l’endométriose. En effet, l’institut national de la santé, un établissement américain, a rendu publique sa dernière étude sur le sujet le 1er avril 2018. L’étude a rassemblé près de 71 000 femmes non-ménopausées de 1991 à 2013 les questionnant sur leur régime alimentaire. Les résultats de l’étude suggèrent que la consommation plus élevée de fruits et en particulier d’agrumes étaient associés à un risque moins élevé de 22 % de développer l’endométriose.

Plus étonnant, il semblerait que certains légumes soient facteurs de risque en particulier les crucifères (choux, brocolis, navet, etc.). Globalement, le célèbre régime méditerranéen, comprenant peu de viandes et beaucoup de verdure et d’acides gras non-transformés, dont il est souvent fait mention sur Réponse Conso et ailleurs, colle très exactement à un régime anti-inflammatoire et devrait donc réduire le risque d’attraper cette maladie handicapante en plus de ses bienfaits collatéraux. 

 

 

 

Martin Dawance

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