Des poissons-robots pour surveiller les eaux de Venise

Publié le 11 avril 2016 à 16:28 Demain | 1034 vues

Des petits robots qui reproduisent des éléments aquatiques tels que les moules, les poissons ou encore les nénuphars devraient immerger ce lundi 11 avril dans la lagune de Venise, dans le but de collecter des données nécessaires aux scientifiques pour sauver ces eaux.

A-fish, c’est le nom de petits poissons-drones, d’une cinquantaine de centimètres de long, qui sont munis de petites hélices pour naviguer dans les eaux trouSans titre5bles de Venise. Ces petits robots sont chargés de collecter, de manière autonome, des informations telles que la température de l’eau, la salinité ou encore la turbidité (mesure le caractère plus ou moins trouble de l’eau) afin de préserver la lagune et de mieux comprendre son évolution mise en danger par le tourisme massif.

Ce sont les scientifiques de subCULTron qui sont à l’origine de ce projet européen. Un premier test est prévu ce lundi 11 avril dans les canaux italiens. Si tout se passe bien, 120 autres poissons-robots devraient immerger en automne prochain aux abords de la Sérénissime.

Un monde aquatique 2.0

Pour se recharger, il suffit à ces poissons connectés de se brancher sur un autre robot en forme de nénuphar qui s’appelle A-fish. Car oui, ce sont de véritables espèces de la mer qui ont été reproduites pour constituer un monde aquatique 2.0. Pour atteindre leurs objectifs, les roboticiens du projet s’appuient sur le biomimétisme. Ils se sont inspirés du comportement des insectes car ces petits animaux sont capables de résoudre des problèmes complexes.Sans titre6

Ainsi, deux autres agents interviendront dans les canaux italiens : les Lily-pad et les A-mussels. Les premiers sont des nénuphars d’environ un mètre et demi de diamètre, sur lesquels des panneaux solaires sont placés, qui flottent à la surface comme de véritables plantes, au milieu des gondoles de la ville romantique, afin de récolter l’ensemble des données et les transmettre aux chercheurs. Les seconds sont des moules artificielles qui s’accrochent sur des rochers au fond de l’eau et qui ouvrent leurs capteurs aux courants marins. Les moules peuvent percevoir l’évolution des paramètres biophysiques de la lagune mais ne peuvent pas se déplacSans titre7er seules. Elles sont aidées par les poissons qui constituent la composante agissante de l’écosystème, c’est-à-dire qu’ils véhiculent l’information. Ces trois types de robots vont pouvoir communiquer grâce à un champ électrique, comme les anguilles. Sympa, non ?

Des poissons-robots autonomes

Personne ne sera aux commandes de ces A-fish. En effet, ils seront programmés par des algorithmes inspirés de la nature. Aucun déplacement ne sera donc planifié, ces poissons-drones réagiront à leur environnement : courants, marées, météo, coups de gondole, etc. « Ces populations de robots vont produire des comportements innovants qui s’adaptent à leur environnement. On parle d’intelligence collective », explique au site RTL, Frédéric Boyer, enseignant-chercheur à l’Ecole des Mines de Nantes, un des concepteurs de ces poissons électronique.

Avec un peu de chance, si vous passez par là vous pourrez peut-être en voir nager de vos propres yeux…

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Roumaissa Benahmed

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