San Francisco : la vente de fourrure neuve sera interdite dès 2019

Publié le 21 mars 2018 à 16:18 Aujourd'hui | 605 vues

San Francisco a voté mardi 20 mars 2018 en faveur de l’interdiction de la vente de nouvelles fourrures. Cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2019. 

La fourrure est souvent synonyme de maltraitance animale. La preuve en est avec les nombreuses vidéos chocs de l’association L214 ou de Peta, qui dénoncent régulièrement les conditions d’élevage des lapins, des visons et autres animaux exploités pour leur pelage. C’est ainsi que de nombreuses enseignes du prêt-à-porter ont décidé de s’engager en faveur de ces animaux en renonçant à utiliser et vendre de la fourrure animale. Parmi les marques engagées on retrouve, Stradivarius, Desigual, Adidas, les 3 Suisses, Kaporal, et même Converse pour ne citer qu’elles. Le monde du luxe est lui aussi très engagé, à l’instar de Ralph Lauren, Armani, Gucci, Hugo Boss, Calvin Klein ou encore Versace. Le 20 mars dernier, ce n’est pas une nouvelle marque qui a annoncé renoncer à la fourrure mais une ville tout entière. Cette ville ? San Francisco. Elle devient ainsi la première grande métropole américaine à prendre une telle décision.

« Pour soutenir ceux qui n’ont pas la parole, mes collègues viennent de voter à 10 contre 0 pour soutenir ma proposition d’interdiction de la vente de vêtements ou accessoires de nouvelle fourrure à partir du 1er janvier 2019 » a écrit sur Twitter Katy Tang, membre du conseil de surveillance de la ville américaine. Cette dernière a d’ailleurs rappelé au quotidien San Francisco Chronicle (en anglais) qu’il y a « 50 millions d’animaux assassinés de manière horrible chaque année pour que nous puissions porter leur fourrure et avoir l’air à la mode ». Cette interdiction s’applique aux vêtements et accessoires contenant de la vraie fourrure animale. En revanche, la vente ou revente de fourrure d’époque et d’occasion restera autorisée dans les boutiques de seconde main comme les brocanteurs, les prêteurs sur gages ou encore les organismes sans but lucratif. Bien que cette mesure entre en vigueur d’ici quelques mois, les détaillants et vendeurs auront jusqu’au 1er janvier 2020 pour écouler les restes de fourrure achetés avant le 20 mars 2018.

Une annonce félicitée

Suite à cette annonce, plusieurs associations de défense des animaux ont tenu à réagir. « Bravo. Après West Hollywood et Berkeley en Californie, Sao Paulo au Brésil et l’Inde, c’est au tour de San Francisco d’interdire la vente de fourrure neuve sur son territoire », a tweeté l’association belge Gaia. Pour Peta, il s’agit même d’une « victoire historique pour les droits des animaux ». Des propos quasi similaires de la part de One Voice, qui rappelle que ces animaux sont « cruellement confinés et tués pour cette industrie ». « San Francisco s’est aujourd’hui imposée comme une ville de premier plan en matière de législation progressiste », a déclaré Kitty Block, PDG de Humane Society International (HSI). « Aujourd’hui, San Francisco a déclaré un « non » retentissant à cette souffrance, c’est donc un vote passionnant et historique à la fois pour les animaux et pour le consumérisme compatissant, et nous espérons que le monde regarde. Voyons voir cette interdiction reproduite dans les villes, les États et les pays du monde entier », a-t-il ajouté. De son côté, L214 félicite la ville de San Francisco mais se demande : « qu’attend-on en France pour leur emboîter le pas ? »

Un engouement qui pourrait faire effet boule de neige. HSI indique dans un communiqué (en anglais) qu’elle mène actuellement une campagne au Royaume-Uni et que les parlementaires sont en train de mener une enquête concernant la fourrure. D’ailleurs, Claire Bass, directrice exécutive de HSI au Royaume-Uni, compte écrire au gouvernement britannique « exhortant le Premier ministre May à suivre la direction éthique de San Francisco ». Elle a ainsi déclaré : « en se tenant côte à côte avec certains des designers les plus influents au monde, San Francisco montre que la fourrure animale est un fashion faux-pas que les San Franciscains, qui sont à la mode, ne tolèrent pas. La grande majorité des Britanniques ressentent la même chose, et notre campagne pour une interdiction nationale de la vente de la fourrure prend de l’ampleur au Royaume-Uni ».

Marie Bascoulergue

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